Algérie - Un ex-candidat à la présidentielle tunisienne mis en détention provisoire
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AlgérieUn ex-candidat à la présidentielle tunisienne mis en détention provisoire

Samedi, Nabil Karoui et son frère ont été incarcérés, entre autres, pour «entrée illégale» sur le territoire algérien.

Nabil Karoui et son frère avaient été arrêtés fin août à la frontière.

Nabil Karoui et son frère avaient été arrêtés fin août à la frontière.

AFP

Un ex-candidat à l’élection présidentielle en Tunisie, Nabil Karoui, et son frère député, arrêtés fin août en Algérie, ont été écroués pour «entrée illégale» dans ce pays, a rapporté dimanche un média local.

Le leader du parti Qalb Tounès et son frère Ghazi ont été placés samedi en détention provisoire après avoir été entendus par un juge d’instruction du tribunal de Constantine (nord-est), selon le journal Ennahar qui cite des «sources judiciaires».

Les deux hommes sont notamment poursuivis pour «entrée illégale» sur le territoire algérien, selon Ennahar. Le parquet de Constantine était injoignable dimanche. M. Karoui et son frère avaient été arrêtés fin août par la police aux frontières algériennes, dans la région de Tebessa, dans le nord-est de l’Algérie. La justice tunisienne avait lancé le 31 août un «avis de recherche» contre les deux hommes.

Poursuivi pour blanchiment d’argent et fraude fiscale

Fondateur de la chaîne privée tunisienne Nessma TV, qui appartient en partie à Silvio Berlusconi, ancien chef du gouvernement italien, M. Karoui est poursuivi depuis 2017 dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent et fraude fiscale. Arrêté en 2019, il avait passé plus d’un mois en prison en pleine campagne électorale, ce qui avait laissé craindre une instrumentalisation de la justice. Libéré, il avait de nouveau été arrêté en décembre dernier et libéré en juin, après six mois de détention provisoire.

M. Karoui, dont le programme pour la présidentielle était axé sur l’anti-islamisme et la lutte contre la pauvreté, avait été largement battu par Kaïs Saïed, universitaire néophyte en politique, sur fond de rejet des élites au pouvoir depuis la révolution de 2011.

Fin juillet, M. Saïed, a invoqué la Constitution pour s’octroyer les pleins pouvoirs, limoger le chef du gouvernement et suspendre le Parlement. Depuis ce coup de force, arrestations, interdictions de voyage et assignations à résidence ont visé magistrats, députés et hommes d’affaires, dans le cadre d’une «purge» anticorruption promise par M. Saïed.

Version originale publiée sur 20min.ch

(AFP)

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