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MystèreUn fleuve se tarit sans raison en Inde

Le fleuve Brahmapoutre, l'un des principaux d'Inde, s'est soudainement tari. La Chine, d'où le cours d'eau prend sa source, est pointée du doigt.

Le fleuve Brahmapoutre, au nord-est de l'Inde (photo), prend sa source au Tibet.

Le fleuve Brahmapoutre, au nord-est de l'Inde (photo), prend sa source au Tibet.

Keystone

Un fleuve majeur du nord-est de l'Inde prenant sa source au Tibet s'est soudain tari, semant le doute sur une responsabilité de la Chine, a rapporté jeudi un responsable local alors que le chef de la diplomatie chinoise effectue en visite en Inde.

Le Brahmapoutre, qui prend sa source dans la chaîne himalayenne près de Lhassa, parcourt en 2900 km le sud-est du Tibet, en Chine, l'Inde et le Bangladesh et il porte un nom différent selon les pays qu'il traverse.

Connu sous le nom tibétain de Yarlung Tsango, il entre en Inde par l'Etat de l'Himachal Pradesh où il est appelé Siang. Au Bangladesh, il est appelé Jamuna.

«Il a été choquant de découvrir le Siang asséché et de voir des zones de sable visibles sur une très grande partie de son lit, près de la ville de Pasighat», a déclaré par téléphone un parlementaire de l'Himachal Pradesh, Tako Dabi, se référant à une ville située dans le district East Siang.

Chine pointée du doigt

«Nous soupçonnons que la Chine puisse être à l'origine du soudain assèchement du Siang, soit après avoir détourné le cours du fleuve de leur côté soit après avoir bloqué (le cours) quelque part dans sa partie supérieure», a ajouté ce conseiller auprès du chef du gouvernement local.

Selon lui, le débit de la rivière correspond à 40% de son régime d'écoulement habituel. «Les habitants sont inquiets car le fleuve est une source de subsistance», a-t-il souligné.

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jeichi, rencontrait jeudi son homologue indien à New Delhi avant un sommet des pays émergents du groupe des Brics et pour évoquer des questions portant sur leurs relations bilatérales souvent épineuses.

Les deux géants asiatiques ont souvent évoqué la question fluviale, New Delhi craignant que la Chine détourne le cours des rivières prenant leur source au Tibet et traversant l'Inde ou perturbe leur débit avec des centrales hydroélectriques.

A l'issue de discussions avec Yang Jeichi, le ministre indien des Affaires étrangères, S.M. Krishna, a toutefois assuré que «les photos-satellites montraient qu'aucune activité de stockage n'était menée par les autorités chinoises».

(AFP)

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