Aide: Un fonds de 50 millions pour le tourisme en Valais
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AideUn fonds de 50 millions pour le tourisme en Valais

Le Valais a décidé jeudi de créer un fonds cantonal pour le tourisme de 50 millions de francs. Le Grand Conseil a aussi déposé les bases légales pour contraindre les pollueurs à payer.

Le tourisme valaisan a reçu l'aide de l'Etat.

Le tourisme valaisan a reçu l'aide de l'Etat.

(photo d'illustration), Keystone

Le Grand Conseil valaisan a plébiscité ce jeudi 11 juin la création d'un fonds cantonal pour le tourisme doté de 50 millions de francs. Un outil supplémentaire pour une branche en proie à d'importantes difficultés. L'Etat n'ira pas plus loin, a prévenu Jean-Michel Cina.

Les 50 millions de francs seront prélevés dans le fonds de financement des grands projets d'infrastructures du 21e siècle et distribués sous forme de prêts sans intérêt. Quarante millions seront disponibles en liquidités, 10 millions serviront à des cautionnements à hauteur de 100 millions de francs.

Ce sont ainsi 140 millions de francs que l'Etat injectera dans la branche. Le projet a été accepté par 118 voix contre 0 et 1 abstention.

«Tous les outils nécessaires»

«La branche dispose désormais de tous les outils nécessaires. J'attends maintenant qu'elle fasse son travail», a souligné Jean-Michel Cina. Pour le chef du Département valaisan de l'économie, de l'énergie et du territoire, l'Etat a fait tout ce qui était en son pouvoir et n'ira pas plus loin sous peine d'étatiser la branche.

Mercredi, les députés avaient déjà donné un coup de pouce aux secteurs des remontées mécaniques et de l'hébergement: ils avaient accepté de suspendre le remboursement des prêts sans intérêts LIM et NPR pour 2015 et 2016.

Pollueurs à la caisse

Echaudé par l'épisode Tamoil à Collombey, le Grand Conseil valaisan veut des bases légales fédérales contraignant les entreprises à constituer un fonds pour financer un éventuel démantèlement. Une résolution allant dans ce sens a été acceptée à l'unanimité.

L'interruption de l'activité de la raffinerie Tamoil à Collombey a mis en lumière le manque de bases légales sur la problématique du démantèlement des installations, souligne la résolution portée par des députés démocrates-chrétiens. Cette lacune a des conséquences financières importantes pour les collectivités.

Le Grand Conseil invite donc l'assemblée fédérale à créer ces bases légales. Elles concerneront les entreprises dont les installations ont un impact sur le paysage et/ou qui génèrent des pollutions.

(ats)

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