Actualisé 07.07.2015 à 03:25

Espagne/MexiqueUn front international contre Uber et Cabify

Des organisations de taxis mexicaines et espagnoles ont uni leurs forces pour mieux lutter contre les applis Uber et Cabify.

«Ce que vient faire Uber dans notre pays, c'est détruire l'économie sociale dans laquelle nous vivons» selon les détracteurs espagnols et mexicains.

«Ce que vient faire Uber dans notre pays, c'est détruire l'économie sociale dans laquelle nous vivons» selon les détracteurs espagnols et mexicains.

Keystone

Des organisations de taxis mexicaines et espagnoles ont lancé lundi 6 juillet un front international face aux sociétés Uber et Cabify et leurs services de transports via applications mobiles. Un appel a été aussi lancé pour une manifestation devant l'assemblée du Mexique.

Les organisations luttent «contre l'opération illégale de certaines entreprises comme Uber (...), qui mettent en danger le secteur du taxi», a rappelé Daniel Medina, de la centrale Taxistas Organisados de Ciudad de Mexico, lors d'un point-presse à Mexico. «Sur ce front, nous nous associons avec l'Espagne, la France et le Brésil.»

«Uber détruit l'économie sociale»

En téléconférence depuis Madrid, le responsable de l'organisation Elite Taxi, Miguel Chacon, a annoncé le 29 juillet prochain une manifestation devant l'ambassade du Mexique. «Ce que vient faire Uber dans notre pays, c'est détruire l'économie sociale dans laquelle nous vivons», a indiqué Miguel Chacon, parlant d'une entreprise «dont les services et les chauffeurs sont payés au noir».

Les responsables de ces organisations de taxis n'ont toutefois pas donné plus de détails sur les actions conjointes envisagées. Comme en Europe, des manifestations violentes de taxis ont eu lieu récemment au Mexique, au Brésil et en Colombie, les trois principaux marchés d'Uber en Amérique latine. Des chauffeurs utilisant ces applications ont même été pourchassés et agressés.

Réactions multiples

En France, Uber a annoncé le 3 juillet la suspension de son service UberPOP dans l'attente d'une décision du Conseil constitutionnel d'ici fin septembre. Deux dirigeants d'Uber ont par ailleurs été renvoyés en correctionnelle.

En Suisse aussi l'arrivée d'Uber provoque des réactions. Pour légaliser ses activités à Genève, la société californienne a annoncé une série de mesures qui lui permettront d'être en conformité avec la loi sur les taxis. La société a aussi été remise à l'ordre par la ville de Lausanne et ses communes environnantes.

Les chauffeurs de taxis dénoncent la concurrence déloyale qu'introduisent dans le secteur ces sociétés dont les chauffeurs ne sont pas des professionnels, mais de simples particuliers qui ne s'acquittent pas d'une licence pour exercer leur activité.

(ats)

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