Un glissements de terrain fait 36 morts en Inde
Actualisé

IntempériesUn glissement de terrain fait 44 morts en Inde

Des dizaines de personnes sont également portées disparues suite à une coulée de boue à l’ouest de l’Inde.

AFP

Au moins 44 personnes ont péri dans l’ouest de l’Inde dans des glissements de terrain provoqués par les pluies de mousson, où des dizaines d’autres sont portées disparues, a annoncé vendredi un responsable local. Trois glissements de terrain se sont produits jeudi dans le district de Raigad, dans l’Etat de Maharashtra, dont la capitale est Bombay, selon ce responsable. «Quarante-deux personnes sont mortes dans des glissements de terrain dans le district de Raigad et 38 personnes sont toujours portées disparues», a déclaré à l’AFP Anirudha Ashtaputre, porte-parole du gouvernement de l’Etat. «Il y a eu six autres glissements de terrain dans le district de Satara, où deux personnes sont mortes», a-t-il ajouté. Jusqu’à 15 autres personnes sont également portées disparues ailleurs dans l’Etat.

La marine et l’armée de l’air ont quant à elles uni leurs efforts pour venir en aide à des milliers de personnes affectées par des inondations. Mais les opérations de secours sont compliquées notamment par des glissements de terrain qui ont coupé plusieurs routes, en particulier l’autoroute entre Bombay et Goa. Un glissement de terrain dans la ville de Khed a fait 10 blessés, d’après un communiqué du gouvernement de l’Etat, précisant par ailleurs que «10 à 15 personnes sont probablement piégées sous les décombres».

Bâtiments effondrés

Les pluies ont également provoqué l’inondation d’un centre de traitement des eaux, interrompant la distribution d’eau dans «la plupart des quartiers de Bombay», ont indiqué les autorités locales. Plus de 24 heures d’intenses précipitations ininterrompues ont fait sortir de son lit le fleuve Vashishti. Des quartiers de la localité de Chiplun, à 250 km de Bombay, étaient noyés sous 3,5 mètres d’eau. Au moins 34 personnes ont été tuées ce week-end en Inde, écrasées par l’effondrement d’un mur après un glissement de terrain déclenché par les fortes pluies de mousson à Bombay.

En juin, 12 personnes avaient été tuées dans l’effondrement d’un bâtiment, dans un bidonville de cette mégapole de 20 millions d’habitants. Les effondrements de bâtiments sont fréquents en Inde pendant la saison de la mousson (juin-septembre), les structures anciennes et chancelantes cédant sous les jours de pluie ininterrompue. En septembre 2020, 39 personnes disparaissaient dans l’effondrement d’un immeuble de 3 étages à Bhiwandi. En 2014, plus de 150 personnes avaient perdu la vie dans l’Etat du Maharashtra, où les pluies avaient causé l’affaissement d’une colline, ensevelissant des habitants sous la boue et les décombres.

Mousson plus intense

Le changement climatique intensifie les phénomènes de mousson en Inde, selon un rapport de l’Institut de recherche sur l’impact climatique de Potsdam (PIK). Ce rapport alerte sur les possibles conséquences de cette évolution sur l’alimentation, l’agriculture et l’économie dans un pays représentant le cinquième de la population mondiale. «Sachant que la société indienne est dans son ensemble exposée de manière importante à la mousson, une plus forte variation (du phénomène) va affecter non seulement l’agriculture mais aussi l’organisation de la vie civile», explique Anders Levermann, chercheur au PIK et à l’université américaine de Columbia.

L’année dernière dans le monde, cinq des événements climatiques les plus extrêmes étaient attribués à une mousson particulièrement pluvieuse en Asie, d’après un décompte de l’organisation Christian Aid. En 2013, la mousson avait été marquée par des pluies diluviennes, des inondations soudaines et des glissements de terrain dans l’Etat d’Uttarakhand (Nord) qui avaient englouti des villages entiers, faisant 6000 morts.

(AFP)

Votre opinion