Publié

AnimauxUn GPS pour traquer les chats perdus 

Deux Alémaniques ont mis au point un traceur uniquement destiné aux minets. Un produit d’avenir.

par
Albertine Bourget
Les entrepreneurs Alan Ellenberger (à g.) et Claudio Gloor espèrent concrétiser leur GPS pour chats.

Les entrepreneurs Alan Ellenberger (à g.) et Claudio Gloor espèrent concrétiser leur GPS pour chats.

Thomas Lüthi/Sobli

«Django» a disparu il y a plus de deux ans. Parce qu’il n’a pu que constater le chagrin de son amie et sa frustration de ne pas savoir ce qui était arrivé à son chat, Alan Ellenberger a mis au point un GPS pour félidés. Conçu avec son camarade d’études Claudio Gloor, le petTracer AG reste pour l’heure un simple prototype: les deux Argoviens sont encore en quête d’investisseurs. A terme, espèrent-ils, leur appareil pèsera moins de 20 grammes, pour être supporté même par un petit chat, et sera vendu moins de 100 francs. L’appareil disposera d’une puissante batterie et d’un service de localisation en ligne. Et pourrait être sur le marché pour Noël 2014.

Le tandem espère qu’un investisseur «amoureux des chats», comme ils l’ont confié au magazine Tierwelt, répondra présent. Budget? Entre 3 et 5 millions de francs. La somme paraît énorme. «Sur le plan technique, c’est un appareil qui coûte très cher à réaliser», plaide Alan Ellenberger. Il se dit confiant dans la viabilité de son produit. «Il y a tant de chats perdus chaque année.» Il est vrai que la Suisse compte près de 1,5 million de félins.

Différents appareils de localisation existent déjà sur le marché. Le site français 1001espions.com propose un traceur GPS pour petits animaux. L’entreprise allemande Loktier, dont les produits se vendent «très bien» en Suisse, selon la directrice, Britta Lämmche, offre un traceur pour chats, au périmètre bien plus réduit qu’un GPS. «Les chats se retrouvent le plus souvent enfermés dans un périmètre de 500 m autour du foyer», souligne Britta Lämmche.

Présidente du refuge genevois SOS Chats, Valérie Derivaz se montre convaincue par le concept argovien. «Les modèles disponibles sont chers et encombrants.» Magali Correvon, qui gère le site Chatperduchatrouve.ch, se dit ravie. «Il faudra juste que les propriétaires veillent à ne pas vérifier constamment la position de leur animal.» Elle aussi insiste sur la micropuce. «Elle devrait être obligatoire et être en tout cas déjà entrée dans les mœurs.»

Votre opinion