Tennis: Un Grand Chelem à plusieurs inconnues
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TennisUn Grand Chelem à plusieurs inconnues

En l'absence de Federer, Wawrinka, Djokovic, Nadal et Murray sont les favoris du prochain US Open qui débute la semaine prochaine.

Absent aux JO, Stan Wawrinka espère rebondir à l'US Open.

Absent aux JO, Stan Wawrinka espère rebondir à l'US Open.

AFP

Stan Wawrinka est-il en condition de refaire un coup en Grand Chelem ? Novak Djokovic a-t-il digéré son traumatisme des JO ? Andy Murray a-t-il encore assez de jus après plusieurs semaines bien remplies ? Tels sont dès lundi les enjeux de l'US Open.

Pour Stan Wawrinka, il n'y a pour l'instant pas grand-chose à sauver de l'été 2016. Depuis sa demi-finale perdue à Roland-Garros contre Andy Murray, début juin, le Vaudois a essuyé plusieurs couacs: il a perdu dès le 2e tour à Wimbledon - certes contre Juan Martin Del Potro -, puis été contraint de renoncer aux Jeux de Rio pour des douleurs au dos.

Et si le joueur de St-Barthélemy a renoué avec la compétition la semaine dernière à Cincinnati, il n'a pas laissé une grande impression dans l'Ohio (défaite en 8e de finale). Reste donc à savoir s'il va retrouver toute sa verve à New York, où il doit faire honneur à son 3e rang mondial, qu'il vient de chiper au blessé Roger Federer.

La bonne nouvelle, c'est que Stan Wawrinka dispose d'une certaine marge de manoeuvre en Grand Chelem, où sa «caisse» physique lui confère un avantage dans les rencontres au meilleur des cinq sets. Et comme d'habitude, plus le tournoi avancera et plus il sera difficile d'arrêter le diesel vaudois, lui qui a besoin d'accumuler les matches pour monter en puissance.

Autre motif d'espérer, Stan Wawrinka a rarement déçu à l'US Open. Contrairement à l'Open d'Australie et Roland-Garros, où il a été respectivement sacré en 2014 et 2015, il n'est jamais allé au bout à Flushing Meadows. Mais l'US Open reste le Grand Chelem dans lequel il a été le plus souvent au rendez-vous de la deuxième semaine, avec sept 8es de finale, quatre quarts et deux demi-finales. Il était encore dans le dernier carré l'année passée, où il avait toutefois nettement échoué en trois sets face à Roger Federer.

Djokovic doit rebondir

Si Stan Wawrinka a été touché physiquement cet été, Novak Djokovic l'a été moralement. Battu à la surprise générale au 3e tour à Wimbledon par Sam Querrey, le Serbe a ensuite été sorti d'entrée aux JO de Rio, où il a fondu en larmes après avoir subi la loi de Juan Martin Del Potro.

Ces deux défaites marquent-elles un début d'essoufflement chez le no 1 mondial ? Ou ne sont-elles que des accidents de parcours ? Novak Djokovic devra répondre à ces questions à New York, où il part en quête d'un 13e titre en Grand Chelem, un troisième à l'US Open après ses victoires de 2011 et 2015.

Andy Murray arrive, lui, lancé à pleine vitesse. Le Britannique est en train de vivre un été de rêve avec trois trophées consécutifs au Queen's, à Wimbledon et aux Jeux de Rio. Encore finaliste dimanche dernier à Cincinnati, où il a fini par caler contre Marin Cilic, le no 2 mondial a énormément joué ces dernières semaines. La fatigue pourrait donc peser à un moment ou à un autre à New York.

Mais l'Ecossais a déjà prouvé qu'il était capable d'enchaîner. Cela avait été par exemple le cas en 2012, lorsqu'il s'était offert son premier Grand Chelem à l'US Open dans la foulée de son titre olympique à Londres. Autre source de motivation, Andy Murray est bien conscient que la place de no 1 ne serait plus une utopie si Novak Djokovic devait connaître une nouvelle désillusion...

Un certain flou entoure aussi Rafael Nadal. Blessé au poignet gauche depuis Roland-Garros, l'Espagnol n'a repris qu'à Rio, où il n'a pas ménagé ses efforts avec une médaille d'or en double et une 4e place en simple. Il a payé cette débauche d'énergie à Cincinnati où, diminué physiquement, il s'est arrêté dès les 8es de finale. Reste donc à espérer que le corps du Majorquin tienne le coup à New York.

Gare à Cilic

Hors «Big Four», deux anciens lauréats seront à surveiller de près. A commencer par Marin Cilic, titré en 2014 et qui tient la forme, comme en témoigne son premier sacre en Masters 1000 dimanche à Cincinnati. Juan Martin Del Potro représente, lui aussi, une sacrée menace. Alors qu'il semblait perdu pour le tennis, en raison de multiples blessures au poignet, le champion de l'US Open 2009 a effectué un retour inespéré sur le devant de la scène. Sa ténacité a été récompensée par une médaille d'argent à Rio, en attendant peut-être davantage.

Parmi le reste des outsiders, deux autres noms se détachent, ceux de Milos Raonic et Kei Nishikori. Le Canadien a prouvé à Wimbledon qu'il avait les armes pour aller loin en Grand Chelem (finale). Quant au Japonais, finaliste de l'US Open 2014, il a été l'un des héros des JO de Rio (médaille de bronze).

(si)

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