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VotationUn grand oui des Malouines pour rester britanniques

Les habitants des Malouines ont voté lundi à 98,8% en faveur du maintien dans le giron britannique à l'issue d'un référendum.

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L'immense majorité des 1672 électeurs des Malouines reste sourde aux revendications de souveraineté de l'Argentine qui juge le scrutin nul et non avenu.

L'immense majorité des 1672 électeurs des Malouines reste sourde aux revendications de souveraineté de l'Argentine qui juge le scrutin nul et non avenu.

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Les Malouines sont un archipel de l'Atlantique sud disputé entre l'Argentine et le Royaume-Uni.

Les Malouines sont un archipel de l'Atlantique sud disputé entre l'Argentine et le Royaume-Uni.

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Les électeurs devaient dire si oui ou non ils veulent que les Falklands, appellation britannique des Malouines, restent un territoire d'outre-mer du Royaume-Uni. Ici, à l'image, un vétéran argentin revendique la souveraineté sur l'île, en brandissant le drapeau argentin sur lequel est écrit 'Nous reviendrons'.

Les électeurs devaient dire si oui ou non ils veulent que les Falklands, appellation britannique des Malouines, restent un territoire d'outre-mer du Royaume-Uni. Ici, à l'image, un vétéran argentin revendique la souveraineté sur l'île, en brandissant le drapeau argentin sur lequel est écrit 'Nous reviendrons'.

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Ils se montrent ainsi sourd aux revendications de souveraineté de l'Argentine qui jugeait le scrutin nul et non avenu.

Quelque 92% des 1672 électeurs de cet archipel disputé de l'Atlantique sud ont dit «oui» à une écrasante majorité au maintien du statut de territoire d'outre-mer du Royaume-Uni pour les Malouines, selon des chiffres officiels. Seuls trois votes se sont exprimés contre. Ce résultat n'a fait l'objet d'aucune contestation.

Si la plupart des électeurs étaient concentrés à Stanley, la capitale, les habitants des zones les plus reculées pouvaient voter grâce à des bureaux de vote mobiles, embarqués sur des 4X4, et même par avion.

Peu d'intérêt

Le gouvernement local s'est félicité dimanche d'une forte participation lors de la première journée de scrutin, pour lequel la victoire du «oui» ne faisait pas de doute. A tel point d'ailleurs que le vote a suscité peu d'intérêt médiatique au Royaume-Uni.

Si ce scrutin a eu lieu avec la bénédiction du gouvernement britannique qui contrôle l'archipel depuis 1833, l'Argentine l'a d'emblée disqualifié comme une «tentative britannique de manipulation» et prévenu qu'il «ne mettra pas un terme au différend sur la souveraineté».

Pour Buenos Aires, les «Islanders» constituent une «population implantée» par les Britanniques et ne peuvent revendiquer le droit à l'autodétermination.

«Nous respectons leur souhait de rester britanniques, mais le territoire sur lequel ils habitent ne l'est pas», a déclaré l'ambassadrice d'Argentine à Londres, Alicia Castro, qualifiant le scrutin de «manoeuvre médiatique et dilatoire».

Des moutons et du pétrole

Alors que le comité spécial de l'ONU sur la décolonisation demande l'ouverture de négociations britannico-argentines pour régler ce contentieux, les «Islanders» espèrent que ce référendum fera avancer leur cause.

En 2012, le 30e anniversaire de la guerre qui a opposé le Royaume-Uni et l'Argentine à propos de ces îles a suscité un regain de tensions entre les deux pays.

La découverte de gisements de pétrole à la fin des années 1990 n'a fait qu'aiguiser l'intérêt pour cet archipel. Il est peuplé de 2500 habitants et 500'000 moutons. Quelque 1300 militaires y sont stationnés.

La représentante du gouvernement des Malouines au Royaume-Uni, Sukey Cameron, a suggéré que ce territoire d'outre-mer pourrait devenir indépendant un jour.

(ats)

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