Turquie: Un groupe du PKK revendique l'attentat d'Istanbul
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TurquieUn groupe du PKK revendique l'attentat d'Istanbul

Les Faucons de la liberté du Kurdistan ont revendiqué l'attentat à la voiture piégée qui a fait 11 morts dont six policiers mardi dans une zone touristique d'Istanbul.

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Le président Erdogan a annoncé, quelques heures après l'explosion survenue à Istanbul, que quatre suspects avaient été arrêtés. (7 juin 2016)

Le président Erdogan a annoncé, quelques heures après l'explosion survenue à Istanbul, que quatre suspects avaient été arrêtés. (7 juin 2016)

AFP
Le président Erdogan visite les blessés à l'hôpital. (7 juin 2016)

Le président Erdogan visite les blessés à l'hôpital. (7 juin 2016)

AFP
Le président Erdogan visite les blessés à l'hôpital. (7 juin 2016)

Le président Erdogan visite les blessés à l'hôpital. (7 juin 2016)

AFP

Un groupe radical proche des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), a revendiqué l'attentat et prévient que la Turquie n'est plus une destination sûre pour les touristes étrangers.

L'attaque contre la police anti-émeutes visait à «venger la guerre sale menée dans le Kurdistan» par les forces turques», a précisé ce groupe dans une déclaration publiée sur son site internet. Les TAK sont issus il y a une dizaine d'années d'une scission au sein du mouvement rebelle kurde, le Parti des travailleur du Kurdistan (PKK).

«Nous tenons à avertir les touristes étrangers en Turquie et qui veulent s'y rendre: Les étrangers ne sont pas notre cible mais la Turquie n'est plus un pays sûr pour eux», souligne l'organisation.

Le groupe a accusé le Parti de la justice et du développement (AKP) du président Recep Tayyip Erdogan d'être «responsable des pertes civiles» pour avoir «imposé une guerre brutale au peuple kurde», en riposte à l'offensive des forces de sécurité turques dans le sud-est du pays contre les rebelles kurdes.

Le PKK a revediqué jeudi une deuxième attaque à la voiture piégée survenue la veille contre le siège de la police à Midyat, petite ville du sud-est anatolien, proche de la frontière syrienne. Cet attentat a coûté la vie à six personnes, dont trois policiers.

Fermeté du gouvernement

Le premier ministre Binali Yildirim a quant à lui écarté tout dialogue avec le PKK après ces deux attentats en Turquie, déjà cible cette année d'une série d'attaques liées aux djihadistes ou à la reprise du conflit kurde qui ont, au total, fait des dizaines de morts et fortement affaibli le tourisme, secteur clé de l'économie.

«Ces derniers jours, des informations nous sont parvenues de l'organisation terroriste (PKK, ndlr), de manière directe ou indirecte, disant: 'Nous pouvons négocier, nous pouvons déposer les armes, parlons'», a déclaré M. Yildirim mercredi soir à Ankara. «Les amis, il n'y a rien à discuter», a-t-il ajouté, cité par l'agence Anatolie. M. Yildirim a été désigné à la tête du gouvernement le mois dernier après le départ d'Ahmet Davutoglu, favorable à la reprise du dialogue avec les indépendantistes kurdes.

Le président Erdogan a pour sa part prévenu cette semaine que la lutte contre les rebelles kurdes se poursuivrait «jusqu'à l'apocalypse» dans un discours après l'attentat à la voiture piégée à Istanbul.

(AFP)

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