18.05.2020 à 13:51

CrimeUn jeune de 17 ans tué par balle à Besançon

Un homme de 23 ans est suspecté d'avoir abattu un adolescent dimanche soir en lui tirant une balle dans le thorax. Il a été interpellé.

Le 15 janvier, une nouvelle altercation entre gangs s'est déroulée dans le quartier de la Planoise, situé à Besançon dans l'Est de la France.

Le 15 janvier, une nouvelle altercation entre gangs s'est déroulée dans le quartier de la Planoise, situé à Besançon dans l'Est de la France.

AFP

Un individu connu de la justice pour des faits de violence et des affaires de stupéfiants, a été placé en garde à vue au commissariat de Besançon, en France.

Cet homme âgé de 23 ans est suspecté d'avoir tué un jeune de 17 ans, dimanche soir dans le quartier sensible de Planoise. Il a été interpellé lundi à la mi-journée, a-t-on appris de source policière.

D'après les premiers éléments de l'enquête, il aurait eu un différend avec la victime au pied d'une barre d'immeuble et l'aurait tué avec une arme de poing, à visage découvert. Trois autres personnes qui se trouvaient avec lui dans une voiture au moment où la victime a été abattue sont toujours en garde à vue, a-t-elle ajouté.

Le jeune homme décédé, connu de la police et de la justice, a été tué d'une balle dans le thorax vers 19H30 dimanche à Planoise, sur un lieu supposé de trafic de stupéfiants. L'enquête a été confiée à la police judiciaire, co-saisie avec la sûreté départementale de Besançon.

Violences et trafic de drogues

La vie du quartier sensible de Planoise a été rythmée entre novembre et mars par des affrontements armés entre bandes rivales, sur fond de trafic de drogue. Selon la police, il était toutefois trop tôt lundi pour établir un lien entre ces événements et la mort du jeune homme de 17 ans.

Début mars, un jeune homme de 23 ans avait été tué de deux balles et son passager de 21 ans avait été grièvement blessé à proximité du centre-ville de Besançon. D'après le parquet, cette fusillade était liée aux affrontements en cours dans le quartier Planoise. Le maire de la ville, Jean-Louis Fousseret (LREM), a indiqué lundi à l'Est Républicain qu'il avait demandé la venue de renforts supplémentaires de forces de l'ordre.

Un quartier qui baigne dans la peur

«L'ordre n'est toujours pas revenu et des armes circulent librement», a pour sa part regretté sur sa page Facebook le candidat LR à la mairie de Besançon, Ludovic Fagaut, qui attend «des actes forts et une détermination sans faille, aux côtés de la collectivité, pour lutter contre les trafics en tout genre et ceux qui les entretiennent».

La députée LREM du Doubs, Fanette Charvier, a de son côté écrit au ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, pour réclamer des «mesures pérennes et globales» afin de «lutter efficacement contre la mainmise des trafiquants de drogue et de garantir la sérénité du quartier au quotidien». «Les familles du quartier ont peur pour leurs enfants, dans un contexte où la peur liée à la crise du coronavirus est déjà forte», fait-elle valoir.

(AFP)

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