Métro londonien: Un jeune de 18 ans inculpé de l'attentat
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Métro londonienUn jeune de 18 ans inculpé de l'attentat

Ahmed Hassan, qui avait été arrêté à Douvres, a été inculpé de tentative de meurtre et d'utilisation d'explosifs.

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L'auteur de l'attentat de la station de métro londonienne de Parsons Green  a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 34 ans. (Vendredi 23 mars 2018)

L'auteur de l'attentat de la station de métro londonienne de Parsons Green a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 34 ans. (Vendredi 23 mars 2018)

AFP
Sept projets d'attaques terroristes ont été déjoués depuis le mois de mars en Grande-Bretagne, a annoncé dimanche 24 septembre le maire de Londres, Sadiq Khan (ici). La chef de la police en avait dénombré six, vendredi. (Image d'illustration)

Sept projets d'attaques terroristes ont été déjoués depuis le mois de mars en Grande-Bretagne, a annoncé dimanche 24 septembre le maire de Londres, Sadiq Khan (ici). La chef de la police en avait dénombré six, vendredi. (Image d'illustration)

Keystone
Le pays a été victime de 4 attentats depuis le mois de mars. Un attentat-suicide a fait 22 morts le 22 mai à Manchester à la sortie d'un concert. Deux attaques au véhicule bélier et à l'arme blanche ont été commises à Londres, en mars et en juin, tuant 12 personnes. Et le 15 septembre, un attentat à la bombe a fait 30 blessés à la station de Parsons Green à Londres. (Image d'illustration)

Le pays a été victime de 4 attentats depuis le mois de mars. Un attentat-suicide a fait 22 morts le 22 mai à Manchester à la sortie d'un concert. Deux attaques au véhicule bélier et à l'arme blanche ont été commises à Londres, en mars et en juin, tuant 12 personnes. Et le 15 septembre, un attentat à la bombe a fait 30 blessés à la station de Parsons Green à Londres. (Image d'illustration)

Keystone

Un jeune homme de 18 ans a été inculpé dans le cadre de l'enquête sur l'attentat à la bombe artisanale qui a fait 30 blessés la semaine dernière dans le métro de Londres. Le jour d'après, l'homme avait été arrêté à Douvres (sud-est). La police s'estime sous pression.

L'individu a été inculpé de tentative de meurtre et d'utilisation d'explosifs, a communiqué la police vendredi. Selon les médias d'outre-Manche, il s'agit d'un orphelin irakien qui vivait dans une maison de Sunbury-on-Thames, à 20 km de Londres. Cette maison appartenait à un couple âgé et respecté faisant office de famille d'accueil. Le suspect devait être présenté dans la journée à un juge.

Trois autres hommes âgés respectivement de 17, 25 et 30 ans sont toujours en détention dans le cadre de l'enquête menée par la section antiterroriste de Scotland Yard. Deux autres personnes ont été relâchées jeudi sans poursuites.

L'attentat avait été perpétré à la station de Parsons Green (sud-ouest de Londres). La bombe contenait des «projectiles» et était «très dangereuse», a précisé la patronne de la police de Londres, Cressida Dick, vendredi sur la radio LBC. Elle a aussi indiqué que six autres projets d'attentats avaient été déjoués ces derniers mois.

Le groupe Etat islamique (EI) avait revendiqué l'attaque mais les autorités restent circonspectes vis-à-vis de cette revendication.

Agents sous pression

Face à une menace terroriste devenue maintenant quasi permanente à Londres, deux hauts responsables de la police britannique ont dénoncé les coupes budgétaires et la baisse de leurs effectifs. «A long terme, si nous continuons avec ce niveau d'alerte, ce qu'on nous annonce n'est pas viable pour mon service de police», a déclaré Cressida Dick, toujours au micro de LBC.

Après l'attaque à Parsons Green, la ministre de l'intérieur Amber Rudd a annoncé le déblocage de 24 millions de livres supplémentaires (31,5 millions de francs) pour la lutte antiterroriste, en plus des 707 millions déjà annoncés pour l'exercice 2017-2018. Au total, le gouvernement britannique s'est engagé à augmenter les dépenses globales consacrées à cette lutte de 3 milliards de livres (3,5 milliards de francs).

Mais Sara Thornton, qui dirige le NPCC, l'organe de coordination des forces de police, estime qu'une partie insuffisante de cette somme sera allouée aux agents de base. Dans une note postée sur le blog du NPCC, elle a écrit que les effectifs n'ont jamais été aussi faibles depuis 1985, alors que la criminalité a augmenté l'an passé de 10%.

«A chaque attentat, nous mobilisons des spécialistes et du personnel pour répondre mais la majorité des agents et du personnel viennent des forces régulières. Cela met à rude épreuve un service déjà sous pression», déplore-t-elle. Depuis l'arrivée au pouvoir en 2010 des conservateurs, quelque 20'000 postes de policiers ont été supprimés.

(AFP)

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