Russie - Un jour férié décidé dans onze zones de la Sibérie, à cause de la fumée
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RussieUn jour férié décidé dans onze zones de la Sibérie, à cause de la fumée

Pour «protéger la santé de la population contre l’impact négatif des substances toxiques» présentes dans les fumées, un jour férié a été décrété dans plusieurs districts d’Iakoutie.

La ville de Iakoutsk, capitale de l’Iakoutie, fait partie des zones concernées par le férié. La fumée est si dense qu’elle réduit la visibilité.

La ville de Iakoutsk, capitale de l’Iakoutie, fait partie des zones concernées par le férié. La fumée est si dense qu’elle réduit la visibilité.

AFP

Les autorités d’Iakoutie, en Sibérie, ont décrété un jour férié dans plusieurs districts en raison de la fumée provoquée par les incendies qui ont ravagé des millions d’hectares dans cette région, depuis le début de l’été. Le vendredi 13 août sera ainsi chômé dans onze districts et villes d’Iakoutie, selon un décret publié jeudi, sur le site du gouvernement de cette région immense et très peu peuplée du nord de la Sibérie.

Cette mesure vise à «protéger la santé de la population contre l’impact négatif des substances toxiques» apparues dans l’air en raison des feux de forêt, selon la même source. Parmi les zones concernées, il y a notamment la ville de Iakoutsk, capitale de l’Iakoutie, dont l’aéroport a dû suspendre les vols à cause d’une mauvaise visibilité.

Mardi, le président russe Vladimir Poutine avait ordonné de redoubler d’efforts pour maîtriser les incendies en Iakoutie, où la situation continue de s’aggraver, le feu y ayant brûlé plus de huit millions d’hectares de forêts. Actuellement, plusieurs milliers de pompiers y sont déployés pour maîtriser le feu.

Manque d’hommes et d’équipements

L’agence spatiale américaine, la NASA, a rapporté samedi que la fumée avait «traversé plus de 3000 km pour atteindre le pôle Nord, ce qui semble être une première dans l’histoire documentée». Au cours d’une visite en Iakoutie fin juillet, les pompiers et les autorités locales avaient expliqué à l’AFP manquer d’hommes, d’équipements et d’autres ressources pour faire face à l’ampleur des incendies.

Les écologistes mettent eux en cause la politique russe de lutte contre les feux de forêt, et notamment un décret gouvernemental de 2015 permettant aux autorités locales d’ignorer des incendies si le coût pour les éteindre dépasse les dommages estimés.

S’il est difficile de lier un incendie en particulier au changement climatique, ce dernier rend ces catastrophes plus probables et virulentes et les scientifiques russes relèvent que les feux actuels sont bien une conséquence de la hausse globale des températures.

(AFP)

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