Etats-Unis: Un juge prolonge l'interdiction d'expulsions

Actualisé

Etats-UnisUn juge prolonge l'interdiction d'expulsions

Un juge fédéral a prolongé jusqu'au 21 février l'interdiction d'expulser des personnes interpellées dans les aéroports.

1 / 150
Donald Trump s'est attaqué l'une des initiatives les plus emblématiques de son prédécesseur Barack Obama: le rapprochement avec Cuba, entamé fin 2014. Il annonce annuler cet accord «avec effet immédiat» qui consacrait le rapprochement diplomatique des deux pays après plus de 50 ans de gel diplomatique. Il promet «un meilleur accord pour les Cubains». (Vendredi 16 juin 2017)

Donald Trump s'est attaqué l'une des initiatives les plus emblématiques de son prédécesseur Barack Obama: le rapprochement avec Cuba, entamé fin 2014. Il annonce annuler cet accord «avec effet immédiat» qui consacrait le rapprochement diplomatique des deux pays après plus de 50 ans de gel diplomatique. Il promet «un meilleur accord pour les Cubains». (Vendredi 16 juin 2017)

AFP
L'administration Trump a publié sa feuille de route pour diminuer la règlementation bancaire en recommandant notamment un allègement des tests de résistance des grandes banques, selon un rapport publié par le Trésor. (Lundi 12 juin 2017)

L'administration Trump a publié sa feuille de route pour diminuer la règlementation bancaire en recommandant notamment un allègement des tests de résistance des grandes banques, selon un rapport publié par le Trésor. (Lundi 12 juin 2017)

AFP
Donald Trump continue sa guerre contre James Comey, accusant l'ex-chef du FBI  de lâcheté pour avoir fait fuiter à la presse des notes compromettantes sur leurs rencontres privées, (Dimanche 11 juin 2017)

Donald Trump continue sa guerre contre James Comey, accusant l'ex-chef du FBI de lâcheté pour avoir fait fuiter à la presse des notes compromettantes sur leurs rencontres privées, (Dimanche 11 juin 2017)

AFP

Un juge fédéral américain a prolongé jusqu'au 21 février l'interdiction faite au gouvernement d'expulser des personnes interpellées dans les aéroports en vertu du décret migratoire, suite au recours déposé par de nombreuses associations.

L'extension de l'interdiction, effective depuis samedi soir, a été décidée mercredi par la juge fédérale new-yorkaise Carol Bagley Amon, a indiqué le bureau du procureur.

Les associations de défense des droits civiques et des immigrés, dont la puissante ACLU, affirment néanmoins qu'en dépit de cette décision de justice, des personnes tombant sous le coup du décret --qui interdit pour trois mois l'entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans-- ont été expulsées par les autorités américaines.

«Anticonstitutionnel»

La juge leur a demandé de faire une demande formelle d'information sur d'éventuelles expulsions, dont le gouvernement américain assure ne pas avoir connaissance.

Les associations avaient déposé un premier recours contre le décret dans les aéroports dès samedi matin, après avoir été informées des premières interpellations à l'aéroport JF Kennedy de New York de ressortissants de ces pays possédant des documents en règle pour entrer aux Etats-Unis.

Elles le jugent «anticonstitutionnel», «discriminatoire» pour les musulmans, et «anti-américain» dans un pays célèbre pour sa tradition du «melting pot» - ce que réfute la Maison Blanche.

Dans la soirée de samedi, alors que des manifestations contre le décret gagnaient de nombreuses villes du pays, le juge de New York annonçait une première interdiction temporaire d'expulsion, accordant une première victoire aux associations dans une bataille juridique qui n'est pas tranchée sur le fond.

Application chaotique

Plusieurs autres juges fédéraux ont pris des décisions similaires depuis. Et le décret fait désormais l'objet de multiples recours en justice devant différentes juridictions.

Le ministre de la Justice de l'Etat de New York, Eric Schneiderman, s'est par ailleurs joint jeudi à la plainte des associations, soulignant que le décret «faisait un mal profond à nos familles, notre économie, et nos institutions de santé et éducatives».

«L'intention du Président Trump de discriminer contre les musulmans est claire», a souligné le ministre démocrate dans un communiqué. «Nous allons continuer à utiliser tous les outils à notre disposition pour combattre cette interdiction discriminatoire et protéger tous ceux qui sont pris dans le feu de sa chaotique mise en application».

Un Iranien accepté après avoir été refoulé

Un Iranien refoulé il y a une semaine des Etats-Unis à son arrivée à Los Angeles a finalement pu entrer sur le territoire américain jeudi, sur ordre de la justice américaine. Ali Vayeghan, qui attendait depuis douze ans son visa pour pouvoir rejoindre sa famille en Californie, est la première victime du décret du président Donald Trump interdisant l'immigration aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane à pouvoir revenir aux Etats-Unis après avoir été expulsé une première fois.

Il a été accueilli par son frère, sa nièce et une foule de supporters chantant «Cette terre est ta terre». «Voilà à quoi ressemble l'humanité», a commenté Ali Vayeghan, en farsi, traduit par sa nièce: «Voilà à quoi ressemblent les droits de l'Homme», a-t-il ajouté, en soulignant qu'il n'en voulait à personne et que les Etats-Unis étaient «le plus grand pays au monde».

Des centaines de Yéménites manifestent à New York

Des centaines de personnes, yéménites ou originaires de ce pays, se sont rassemblées jeudi à New York, pour protester contre le décret de Donald Trump qui empêche les ressortissants de sept pays à majorité musulmane d'entrer aux Etats-Unis.

Plusieurs dizaines de drapeaux yéménite et américain flottaient dans la foule, qui a entonné notamment «USA! USA!» ou «tous ensemble contre l'interdiction aux musulmans» (United we stand against the muslim ban).

(AFP)

Ton opinion