Clin d’oeil - Un kiosque vend des affichettes du «Matin» revisitées
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Clin d’œilUn kiosque vend des affichettes du «Matin» revisitées

Un commissaire d’exposition utilise comme support artistique d’anciennes affichettes qu’il a lui-même collectées.

par
Vincent Donzé
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Marisa Kosta vend le travail de son mari.

Marisa Kosta vend le travail de son mari.

DR
Un kiosque non pas de souvenirs, mais de «survenir».

Un kiosque non pas de souvenirs, mais de «survenir».

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Les affichettes customisées valent 100 balles.

Les affichettes customisées valent 100 balles.

Lematin.ch/Vincent Donzé

Joli clin d’œil à la version papier du «Matin», trois ans après sa disparition: l’artiste argentin Kardo Kosta a customisé des affichettes qu’il a lui-même collectées pendant plusieurs années à Evilard, où il a son atelier. Commissaire d’exposition de la Triennale de graphisme qui se tient à Granges (SO) jusqu’au 26 septembre, Kardo Kosta a glissé parmi les 722 œuvres exposées des affichettes tamponnées par un procédé de gravure sur bois.

Pourquoi utiliser des affichettes? Par goût du recyclage, mais pas seulement: «Quelques mots résumaient la principale information du jour, mais sorti de l’actualité, ce texte court une autre dimension, poétique parfois, graphique souvent».

Pour sa 22e édition, la plus ancienne triennale de la gravure au monde est logée dans un bâtiment commercial vacant au cœur de la cité, sur la place du Marché. On y trouve un kiosque, mais aussi une boutique, un café et… une banque: «Entrer dans un coffre-fort, c’est le rêve de beaucoup de gens», rigole Kardo Kosta.

Variété d’œuvres

«Aucune autre exposition au monde n’a jamais présenté une telle variété d’œuvres actuelles», s’enorgueillit Kardo Kosta. Depuis 1958, La Triennale de Granges ambitionne de révéler de nouvelles tendances. dans le domaine de la gravure.

Le commissaire d’exposition Kardo Kosta s’est fait remarquer cette année en faisant échouer en votation populaire la destruction de l’immeuble communal qu’il loue à Evilard pour son logis et son atelier expérimental «El sueño del pibe», «Le rêve du môme».

Spécialiste de land art, Kardo Kosta est installé en Suisse depuis 26 ans. Sa barbe blanche est nouée quatre fois et son atelier est un espace de rencontre entre peintres, sculpteurs et musiciens. On y pratique la couture et la gravure. Une chambre sert de résidence d’artiste et tous les jours, le public est le bienvenu.

www.triennale.ch

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