Centrafrique: Un lanceur d'alerte démissionne de l'ONU
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CentrafriqueUn lanceur d'alerte démissionne de l'ONU

Anders Kompass a quitté le Haut Commissariat aux droits de l'homme, après avoir révélé des abus sexuels en Centrafrique.

Anders Kompass avait été sanctionné par l'ONU pour avoir informé la France des abus sexuels perpétrés par ses soldats.

Anders Kompass avait été sanctionné par l'ONU pour avoir informé la France des abus sexuels perpétrés par ses soldats.

Le lanceur d'alerte Anders Kompass quitte le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme. A l'origine de révélations sur des abus perpétrés en Centrafrique, il a décidé de démissionner.

Ce retrait soumis par le Suédois il y a plusieurs semaines avait été annoncé mardi par une ONG. Conformément à la demande de Anders Kompass, il prendra effet fin août, a dit mercredi à l'ats un porte-parole du Haut Commissariat Rupert Colville.

Viols d'enfants

Le Haut Commissariat avait été informé pour la première fois à l'été 2014 d'allégations de viols d'enfants par des soldats français en République centrafricaine par l'intermédiaire du Suédois. Le fonctionnaire avait transmis de sa propre initiative un rapport de l'ONU sur cette affaire aux autorités françaises.

Il avait été ensuite sanctionné par sa hiérarchie pour n'avoir pas respecté les procédures en vigueur. L'affaire avait finalement été révélée par le quotidien britannique Guardian. Devant les critiques accusant l'ONU d'avoir tardé à réagir, une commission d'enquête indépendante avait été nommée en juin 2015 pour évaluer la façon dont l'organisation a géré cette affaire.

Autres affaires

Depuis, d'autres affaires de viols présumés ont rattrapé les soldats français mais aussi l'ONU. Mi-mai, elle a indiqué avoir recensé depuis début janvier plus de 40 accusations d'abus sexuels qui auraient été commis par ses militaires, dont 29 concernent sa mission en République centrafricaine (MINUSCA).

La plupart des faits remontent aux années précédentes. Trois investigations ont pour l'instant abouti et deux militaires ont été punis de peines de prison.

(ats)

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