01.10.2020 à 17:15

TélévisionUn Lausannois aux fourneaux dans «Le Meilleur Pâtissier»

Édouard Henry fait partie des 14 candidats de cette 9e saison sur M6. Il se confie sur son premier passage et sa passion pour la cuisine.

par
Fabio Dell'Anna
Édouard Henry adore préparer des pâtisseries à base de pâte à chou.

Édouard Henry adore préparer des pâtisseries à base de pâte à chou.

M6

Le coup d’envoi de la 9e saison du «Meilleur Pâtissier» était ce mercredi 30 septembre 2020. Surprise, dans les 14 candidats en lice, on retrouve un habitant de Lausanne. Il s’agit d’Édouard Henry, 27 ans. Né à Toulouse, il a déménagé dans la capitale vaudoise en février 2016 pour travailler dans une start-up sur le campus de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne. Cet ingénieur en électronique dans le domaine de télécommunication aérospatiale adore la cuisine depuis qu’il est gamin et a voulu tenter l’émission «car il aime les challenges».

Alors qu’il vient de faire bonne impression lors du premier épisode, Édouard Henry a accepté de répondre à nos questions. Coup de fil avec un jeune homme passionné, drôle et qui a la tête sur les épaules.

Quand est-ce que cet amour pour la cuisine a commencé?

Depuis que je suis petit, j’ai toujours adoré préparer à manger. Je regardais ma maman et mes grands-mères le faire. J’allais toujours à la cuisine pour regarder ce qui se passait ou participer à la préparation du repas. Au courant de l’année de 2019, j’ai fait un travail sur moi-même. J’avais besoin de renouveau et je me suis remis aux fourneaux. J’ai lancé un Instagram et avec un pote on faisait de la pâtisserie. J’y ai pris goût et j’ai voulu tenter l’aventure «Le Meilleure Pâtissier».

Comment se sont déroulées les auditions pour l’émission?

C’était fin novembre 2019. Il y a trois tours. On m’a demandé d’envoyer dix photos de gâteaux. J’ai paniqué, car je n’avais rien. On m’a dit que c’était obligatoire. J’ai alors tenté de marchander en expliquant que je n’avais que deux soirées de libre dans la semaine et que je pouvais préparer au maximum sept pâtisseries. La production a accepté. J’ai cherché sur internet des recettes et je me suis lancé. Je me suis finalement qualifié pour la deuxième épreuve. J’ai dû présenter une tarte et un gâteau qui me ressemble. J’ai choisi la tarte aux pommes de Cédric Grolet et le Paris-Brest de Philippe Conticini. Je suis allé au siège de l’émission à Paris avec ma glacière et un chef a goûté ce que j’ai préparé.

Et là, vous passez au troisième tour.

Exactement. On se trouve dans une cuisine professionnelle dans un lycée de la banlieue parisienne. Chaque candidat a un plan de travail et on nous impose un thème. Là, c’était sport. Et après, on attend.

Ce premier épisode s’est plutôt bien passé pour vous. Dans quel état d’esprit étiez-vous?

Pour être honnête, j’avais peur. Et ça se voit! (Rires.) Pour me mettre en confiance, j’ai préféré ne pas me lancer dans des préparations compliquées. Pour la première épreuve, j’ai réalisé un marbré et ses écailles de serpent. Un marbré ce n’est pas difficile à réaliser, mais je tenais à une belle présentation. Ensuite le défi de Mercotte et son Earth Cake s’est bien déroulé. La dernière épreuve a été plus périlleuse. (Rires.)

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Le marbré et ces écailles de serpent

Le marbré et ces écailles de serpent

Facebook Édouard Henry
Le Earth Cake

Le Earth Cake

Facebook Édouard Henry
Le Mont Fuji (et son avalanche qui n’était pas prévue)

Le Mont Fuji (et son avalanche qui n’était pas prévue)

Facebook Édouard Henry

Ce couac est peut-être dû au peu de temps que vous aviez lors du challenge, non?

Oui, c’est ça le plus dur. On a entre deux et trois heures, tout dépend de l’épreuve. Faire un beau gâteau, tous les candidats en sont capables. Ce facteur temps change la donne et c’est ainsi qu’on reconnaît les meilleurs. Il faut une réelle organisation.

Ouvrir un établissement ne vous tenterait pas?

J’aime le monde de la pâtisserie. J’aime cet apprentissage constant, la précision, la beauté, l’excellence… Bon, parfois on se rate dans l’émission. (Rires.) J’aime mon métier d’ingénieur, mais si je devais me lancer là-dedans, je ne pense pas ouvrir un établissement. Cela demande beaucoup de travail. Pour le moment, j’aime bien l’interaction que je peux avoir avec les gens sur les réseaux sociaux. C’est ce côté 2.0 qui m’attire le plus.

Quel est votre objectif en participant à cette émission?

En toute humilité, mon but est d’aller le plus loin possible. J’aime les challenges. Et surtout, j’ai la chance d’avoir énormément appris en peu de temps. J’ai été en contact avec des gens qui ont un gros niveau et qui m’ont beaucoup inspiré. Par exemple, quand on voit Margaux réaliser son gâteau girafe, on ne peut qu’être épaté. La barre est haute et je dirais que cinq personnes sortent vraiment du lot.

Avez-vous un lieu préféré pour des pâtisseries à Lausanne?

Il y a chez Moutarlier. C’est très très bon. Sinon, j’entends beaucoup parler de chez Romain C. Je n’y suis encore jamais allé, mais on m’en a dit que du bien.

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7 commentaires
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Mike

01.10.2020 à 18:56

Un pauvre suisse aucunes chances

mendrisiotto

01.10.2020 à 18:02

Oui ben ce n'est pas les raviolis des bonnes femmes feministes pour leurs époux, Migros votre franc est plus gros

Geometrievariable

01.10.2020 à 17:37

Marrant cette capacité à "s'approprier" des ressortissants étrangers aussi facilement pour un pays dont le parti principal est l'UDC! Ce sympathique jeune homme n'est pas lausannois comme voudrait le faire croire le titre !!! Il aurait été éliminé au premier tour... il aurait rapidement retrouvé son origine toulousaine ! 🤣