30.01.2018 à 15:58

AngleterreUn laveur de vitres sauve une œuvre de Banksy

Des vandales ont saccagé un graffiti réalisé par le célèbre artiste anglais sur un pont désaffecté. Un habitant est intervenu.

L’œuvre réalisée à Hull.

L’œuvre réalisée à Hull.

Instagram Banksy

Un nettoyeur de vitres est devenu le héros de la petite ville anglaise de Hull lorsqu'il a décidé de sauver la dernière création de Banksy. C'est en effet sur un pont désaffecté et levé de cette cité industrielle que le célèbre artiste de rue a réalisé un graffiti. Celui-ci représente un enfant déguisé brandissant une épée sur laquelle est accroché un crayon de papier. A côté est écrit «Dessinez le pont levé!».

Banksy, dont l'anonymat est toujours préservé, a authentifié sa création sur son compte Instagram. Comme d'habitude, il n'a pas fait de commentaire.

Acte de vandales

Mais moins de deux jours après la découverte par les habitants de ce graffiti, des vandales se sont amusés à le recouvrir de peinture blanche. Provoquant en même temps des commentaires acerbes sur les réseaux sociaux.

Le soir même, Jason Fanthorpe, un nettoyeur de vitres, s'est rendu sur place en même temps que d'autres résidents afin d'évaluer les dégâts. «Étant laveur de vitres, j'avais l'équipement et l'échelle, et j'ai essayé de nettoyer dans un premier temps avec de l'eau seulement. Je ne voulais surtout pas abîmer l’œuvre, mais j'ai été obligé d'utiliser du white spirit», a-t-il expliqué à la BBC. «C'est un Banksy délavé maintenant, mais c'est mieux que rien».

La municipalité a par la suite annoncé avoir fait appliquer une couche protectrice sur le graffiti afin de le protéger.

Dégradations fréquentes

Ce n'est pas la première fois que ce genre de mésaventure arrive à Banksy. En 2014, sa parodie de La Jeune fille à la perle (1665) de Johannes Vermeer, installée sur un mur des docks de Bristol, avait été recouverte de peinture noire. Un pénis avait aussi été peint au spray sur l'une de ses créations à Folkestone, dans le sud de l'Angleterre.

L'année dernière, des ouvriers avaient par erreur recouvert de deux couches de peinture une façade d'un hôtel en Jamaïque sur lequel l'artiste avait réalisé plusieurs dessins. Le pan de mur avait été estimé à 4,6 millions d'euros.

(aec)

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