Berne: Un lit sur la place Fédérale pour mieux protéger les victimes de violence

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BerneUn lit sur la place Fédérale pour mieux protéger les victimes de violence

Les jeunes socialistes ont mené une petite action mercredi à l’aube pour exiger un meilleur soutien financier aux maisons d’accueil pour femmes. Ils ont écrit en ce sens aux cantons.

par
Christine Talos
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Un lit entouré de bougies qui symbolisent chaque femme tuée cette année.

Un lit entouré de bougies qui symbolisent chaque femme tuée cette année.

JS Suisse
Sur les pancartes des jeunes socialistes, on pouvait lire des déclarations telles que «L’inaction tue» ou «Plus de places et de ressources pour les maisons d’accueil».

Sur les pancartes des jeunes socialistes, on pouvait lire des déclarations telles que «L’inaction tue» ou «Plus de places et de ressources pour les maisons d’accueil».

JS Suisse

Les badauds ont eu la surprise de voir tôt mercredi un lit entouré de bougies trôner sur la place Fédérale à Berne. Il s’agissait en fait d’une action menée par les jeunes socialistes pour attirer l’attention sur le fait que depuis plusieurs années, les maisons d’accueil pour femmes victimes de violence manquent de places. Ce lit symbolisait à leurs yeux tous ceux qui manquent dans les cantons. Les bougies représentaient elles chaque femme tuée cette année.

Pour tenter d’améliorer la situation, la JS Suisse vient d’envoyer une lettre ouverte aux cantons. Elle leur demande d’assumer leurs tâches et de soutenir financièrement les maisons d’accueil de manière à ce que celles-ci puissent mettre suffisamment de places à disposition.

Une place pour 10’000 personnes

Les jeunes socialistes exigent aussi que, conformément à la Convention d’Istanbul, une place soit disponible pour 10’000 personnes. «Il est inadmissible que des personnes souffrent de violences et voient leur vie mise en danger parce que les protéger coûterait trop cher aux cantons», explique Mirjam Hostetmann, vice-présidente de la JS.

La JS suisse cite une enquête menée en juin de cette année par la faîtière des maisons d’accueil pour femmes et qui montre que quasi toutes les places sont déjà occupées. Et la situation ne va pas s’améliorer, selon le président Thomas Bruchez, qui rappelle que 19’341 délits ont déjà été commis dans le cadre domestique.

Du coup, il est urgent d’agir, estiment les jeunes socialistes qui vont aussi déposer des interventions parlementaires notamment en Argovie ou à Soleure. 

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