Viré - Un livreur de repas traîne Pro Senectute en justice

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ViréUn livreur de repas traîne Pro Senectute en justice

Tom*, 40 ans, est accusé d’avoir voulu voler une aînée à Delémont (JU). Pro Senectute ne commente pas en raison de la procédure ouverte aux Prud’hommes.

par
Evelyne Emeri
Parmi les activités de l’organisation au service de la vieillesse, la livraison de repas chauds à domicile. Tom* était précisément livreur depuis avril 2020.

Parmi les activités de l’organisation au service de la vieillesse, la livraison de repas chauds à domicile. Tom* était précisément livreur depuis avril 2020.

Pro Senectute – YouTube / Image d’illustration

«Le 13 avril dernier, j’ai été livré une cliente à Delémont. Elle avait pour habitude de m’ouvrir la porte. Alors que je venais de rattacher mon lacet et que je me relevais, elle m’a demandé pourquoi je regardais en direction de son sac. Puis elle m’a sommé de partir. Elle a téléphoné à Pro Senectute et a affirmé que j’avais fouillé dans son sac.» Tom* nous livre sa version. Il n’en revient toujours pas de son licenciement avec effet immédiat survenu quelques jours plus tard et sans dédite.

La faute grave disparaît

Les états de service du Jurassien sont excellents jusqu’ici, excepté d’avoir mélangé une action humanitaire avec son activité professionnelle à une reprise. «On parle de 20 francs que je suis allé rendre immédiatement, je l’ai fait naïvement et pour la bonne cause», explique-t-il. Il conteste tout de suite son licenciement pour faute grave par courrier recommandé. Pro Senectute Arc Jurassien se ravise partiellement par écrit et parle «de perte du lien de confiance mais annule la notion de faute grave en raison du manque de preuve objective».

Le délai de congé apparaît

Tom obtient également le paiement de son délai légal de congé de 2 mois et se voit libérer de l’obligation de travailler. Le licenciement avec effet immédiat se mue en licenciement ordinaire, ainsi que le précise Pro Senectute dans les différents échanges avec son ex-employé. Ce dernier considère toujours son licenciement comme totalement abusif et s’y oppose une deuxième fois. Son employeur lui reconfirme qu’il n’en est rien.

No comment de Pro Senectute

Le quadragénaire, qui veut absolument réintégrer son poste, a choisi de s’en remettre à justice. Il a saisi le Tribunal des prud’hommes. Une première audience est agendée au 17 août prochain. Contacté, le directeur adjoint de Pro Senectute Arc Jurassien, Gérard Bonvallat, se refuse en l’état à tout commentaire en raison de la procédure lancée devant les Prud’hommes.

*Prénom d’emprunt

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