Football: Un match amical pour un record historique

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FootballUn match amical pour un record historique

La Suisse affrontera la Biélorussie jeudi, et tentera par la même occasion de battre son record de victoires consécutives.

C'est à la Maladière que Vladimir Petkovic et ses joueurs peuvent réussir l'inédit en 112 ans d'existence de l'ASF. (Mercredi 31 mai 2017)

C'est à la Maladière que Vladimir Petkovic et ses joueurs peuvent réussir l'inédit en 112 ans d'existence de l'ASF. (Mercredi 31 mai 2017)

Keystone

La Suisse affrontera la Biélorussie jeudi à Neuchâtel (20h45) avant tout pour préparer sa sixième rencontre des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 de vendredi prochain aux Iles Féroé. Mais ce match amical aura aussi une importance symbolique.

Car il y sera également d'un record: celui du nombre de victoires d'affilée remportées par l'équipe nationale. Victorieuse lors de ses cinq dernières apparitions - toutes dans le cadre de la campagne de Russie -, cette Suisse-là peut devenir la première de l'histoire à s'imposer six fois de suite. Une série pouvant paraître anecdotique mais, à l'heure d'affronter le piégeux déplacement aux Féroé et tandis que plusieurs cadres de l'effectif connaissent des situations personnelles plus que compliquées en club, toute bonne nouvelle est bonne à prendre.

Beau cadeau

C'est donc à la Maladière que Vladimir Petkovic et ses joueurs peuvent réussir l'inédit en 112 ans d'existence de l'ASF. Un beau cadeau pour Neuchâtel, qui n'avait plus accueilli la sélection depuis... 1991 (la Suisse n'y est venue que quatre fois jusqu'à présent).

Comme prévu, Vladimir Petkovic a snobé la possibilité d'établir un record, insistant sur le fait que seule la partie aux Féroé comptait vraiment. «Nous voulons gagner contre la Biélorussie, mais afin de voyager vers notre prochaine étape des éliminatoires avec de bonnes sensations», a-t-il expliqué.

Ces deux premières tranches du rassemblement de la sélection ont permis à Petkovic de voir à l'oeuvre cinq internationaux espoirs, Gregor Kobel, Florent Hadergjonaj, Ulisses Garcia, Anto Grgic et Djibril Sow. «Ces jeunes ont du potentiel et devaient venir une fois humer l'air de l'équipe de Suisse», a-t-il résumé, rappelant qu'il avait établi une liste de 50 noms. «Il s'agit aussi de préparer l'après-Mondial 2018.»

Piqûre de rappel

Enchaîner une sixième victoire de suite. Avoir vu de près une partie de la relève. Restait encore à apprivoiser les particularités du jeu du terrain synthétique, comme ce sera le cas à Torshavn le 9 juin. Même si les conditions des Féroé - froid et vent - seront sensiblement autres (le ballon ira encore plus vite) que celles rencontrées à Neuchâtel.

Une piqûre de rappel sans doute pas inutile puisque les internationaux évoluent souvent dans des championnats qui ne comportent que peu (ou pas) de clubs ayant opté pour le gazon artificiel. «Les déplacements sont différents, plus dangereux aussi», a jugé Admir Mehmedi.

Jeudi, la Suisse en découdra avec une Biélorussie new look. Le matricule 78 au classement mondial a en effet effectué le voyage avec sept néophytes sur vingt sélectionnés, et seulement six joueurs avec au moins dix capes au compteur. Le temps est à la reconstruction pour une équipe qui a déjà vu partir le train vers la Russie voisine sans elle, malgré un bon 0-0 décroché contre la France. Un des deux seuls points conquis en cinq matches...

Le nouvel entraîneur Igor Kriuchenko, fraîchement nommé en mars, a une mission sur deux ou trois ans. La Biélorussie doit au moins être capable d'être toujours en course dans les éliminatoires (du Mondial ou de l'Euro) à l'amorce du sprint final. A cette lumière, on est en droit de se dire que la Suisse a de très bonnes chances d'établir un nouveau record devant le public de la Maladière.

(si)

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