Football: «Un match qui va déterminer notre avenir»
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Football«Un match qui va déterminer notre avenir»

Choc au sommet des derniers de classe, Xamax - Grasshopper déterminera l’avenir du néo-promu neuchâtelois. Christian Binggeli, son président, ne cache pas l’importance du rendez-vous dominical.

par
Nicolas Jacquier
Christian Binggeli.

Christian Binggeli.

Keystone

Ce dimanche, face à GC qu’il accueillera à la Maladière dès 16 heures, NE Xamax se devra de l’emporter pour ne pas courir le risque de retrouver la dernière place dont il s’est débarrassé à Thoune (2-2). Un nouvel exercice à fort enjeu dans lequel l’ancienne lanterne rouge a toujours échoué jusqu’à présent comme en témoignent ses défaites à domicile contre Saint-Gall et Lucerne.

Christian Binggeli, on a coutume de dire que tous les matches sont importants mais en quoi celui-ci l’est-il particulièrement?

C’est un match qui vaut plus que trois points car il va déterminer notre avenir. Si on l’emporte, on s’installera durablement en Super League. En s’inclinant par contre, on risque de s’enfoncer davantage.

Ça fait quoi d’être le président d’un club qui alterne le bon, voire parfois le très bon et le franchement préoccupant?

Quand tout va bien, c’est facile d’être le président. Il est plus ardu de l’être quand les résultats ne suivent pas autant qu’on le souhaiterait. On a été très bon en Challenge League, on peut l’être aussi en Super League. On doit s’inspirer de ce que l’on sait bien faire, à l’image de Raphaël Nuzzolo qui marquait des buts la saison dernière et qui continue d’en marquer.

Xamax (9e) est-il à sa juste place?

Sans doute. Si l’on fixe l’excellence à 100%, on se situe à 90% de nos capacités. Il nous manque toujours ce petit truc qui fait la différence, peut-être une question de chance. De vice? Non, mes joueurs ne sont pas vicieux.

Qu’est-ce que votre équipe devrait alors faire de plus?

Retrouver peut-être notre invincibilité à la Maladière, où l’on se doit d’être intraitable. Quand nos adversaires débarquent chez nous, on devrait faire en sorte et se comporter de manière à ce qu’ils n’aient aucune chance. Ce n’est plus le cas cette saison, hélas.

Avec Grasshopper et le FC Sion comme codétenteur de la place de cancre, vous êtes en bonne compagnie si l’on ose dire…

Quand je vois que l’on est au niveau de GC et Sion, dont les budgets respectifs sont bien supérieurs au nôtre, je me dis que l’on fait des miracles. Cela reste du football, ça reste des êtres humains, avec la glorieuse incertitude du sport.

Si Michel Decastel tire probablement le maximum de son groupe, la véritable déception ne vient-elle pas du public qui peine à se mobiliser? Franchement, moins de 3500 de spectateurs comme contre Lucerne, c’est plutôt décevant, non?

Oui, ça l’est. Hormis la base des fidèles, il nous manque un peu de ferveur populaire, il faut le reconnaître. Manifestement, il est plus facile de sélectionner un match avec sa télécommande depuis son canapé que de se rendre au stade quand la météo n’est pas de la partie. Mais si je gueule sur le public, j’ai l’impression de gueuler sur ceux qui sont déjà là. Dans ma vie, j’ai mis Xamax en premier et j’organise mon emploi du temps en fonction du calendrier. Les gens, eux, viennent quand ça les arrange, en fonction de l’affiche.

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