Covid-19 en Suisse - Un médicament et des vaccins pour faire mentir les scénarios du pire

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Covid-19 en SuisseUn médicament et des vaccins pour faire mentir les scénarios du pire

La Suisse ajoute un outil dans sa lutte contre la pandémie, tout en apercevant les premiers effets de la vaccination sur le nombre d’hospitalisations.

Patrick Mathys, de l’OFSP, a fait un point prudent sur l’évolution de la situation épidémiologique.

Patrick Mathys, de l’OFSP, a fait un point prudent sur l’évolution de la situation épidémiologique.

Youtube – Confédération

Ils étaient à la même table, mais on aurait pu croire qu’ils jouaient dans des camps opposés. Tout à gauche du pupitre: Martin Ackermann, le président de la Task force scientifique qui conseille la Confédération. Il a présenté des modèles pour prédire l’avenir de l’épidémie, en fonction du nombre de vaccinations par jour, en fonction du nombre de tests par jour, et en tenant compte des récentes ouvertures.

Même si la Suisse atteignait le rythme de 100’000 vaccinations par jour, les courbes des cas et des hospitalisations vont monter, prédit la Task force. Un journaliste ne s’est pas empêché de rappeler que des modèles similaires avaient été présentés il y a quelques semaines, prédisant une forte augmentation des cas. Celle-ci n’a finalement pas eu lieu. Ce que tout le monde espère: que ces nouveaux modèles seront également démentis à leur tour.

Un médicament pour éviter les formes graves

À côté du représentant de la Task force: les interlocuteurs de l’OFSP, qui ont tous rappelé la batterie d’outils à disposition pour que la situation reste sous contrôle. Dernier en date, les doses du médicament développé par la société Regeneron en partenariat avec Roche, le même qui a soigné Donald Trump. Celui-ci, injecté en intraveineuse, sera utilisé chez les personnes qui risquent de développer une forme grave de la maladie dès leur infection. Les 3000 doses devraient être disponibles dès mi-mai.

À côté de ça, il y a bien sûr la vaccination. Patrick Mathys a rappelé que les courbes des hospitalisations des personnes âgées montraient les premiers effets de la vaccination. Le représentant de Swissmedic a quant à lui annoncé que le vaccin d’AstraZeneca n’était pas prêt à être autorisé sur le marché suisse, car l’entreprise n’a toujours pas fourni les résultats d’études demandés par Swissmedic. En revanche, les choses pourraient se débloquer concernant Curevac, le dernier à avoir demandé son autorisation, et qui pourrait potentiellement venir en renfort de ceux de Pfizer et Moderna dès l’été.

Vaccinés exemptés de quarantaine pendant 6 mois

Autre bonne nouvelle: l’annonce que les personnes vaccinées pourront, dès 14 jours après avoir reçu la deuxième dose, être exemptées de quarantaine en cas de contact avec une personne testée positive. Et ce, pendant 6 mois. Ceci peut renforcer l’hypothèse que la vaccination avec ces deux vaccins protègent, mais également empêchent la transmission.

Quant à la situation épidémiologique actuelle, Patrick Mathys a admis que, heureusement, les rassemblements des fêtes de Pâques ne semblent pas avoir provoqué de hausse importante du nombre de contaminations. En revanche, des analyses des eaux usées dans la région de Zurich montrent que le nombre d’infections pourrait être plus élevé que ce que le nombre de tests positifs laisse penser. «Ce constat n’est pas valable pour toute la Suisse, cela dit, car des mêmes études ne montrent pas cette différence dans la région de Lausanne, par exemple», a-t-il dit.

(ywe/cht)

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