29.11.2015 à 16:06

Crise migratoireUn million et demi d'entrées illégales dans l'UE en 2015

Environ 1,5 million de personnes sont entrées illégalement dans l'UE cette année. La plupart ont transité par la Turquie. C'est ce qu'a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk.

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Le camp d'Idomeni a été évacué. Plusieurs milliers de personnes ont été déplacées vers des centres d'accueils, notamment à Thessalonique. (26 mai 2016)

Le camp d'Idomeni a été évacué. Plusieurs milliers de personnes ont été déplacées vers des centres d'accueils, notamment à Thessalonique. (26 mai 2016)

Marko Djurica, Reuters
A Idomeni, des heurts ont éclaté entre migrants et policiers macédoniens. Ces derniers ont utilisé des gaz lacrymogènes. (Dimanche 10 avril)

A Idomeni, des heurts ont éclaté entre migrants et policiers macédoniens. Ces derniers ont utilisé des gaz lacrymogènes. (Dimanche 10 avril)

Stoyan Nenov, Reuters
Peu après 5 heures, un petit ferry, Lesvos, et un catamaran plus imposant, Nezli Jale, ont embarqué un total de 131 personnes (Lundi 4 avril 2016).

Peu après 5 heures, un petit ferry, Lesvos, et un catamaran plus imposant, Nezli Jale, ont embarqué un total de 131 personnes (Lundi 4 avril 2016).

Keystone

Un million et demi de personnes sont entrées illégalement sur le territoire de l'Union européenne depuis le début de l'année, a déclaré dimanche le président du Conseil européen, Donald Tusk. Il s'exprimait à l'ouverture d'un sommet entre l'UE et la Turquie consacré aux moyens d'endiguer l'afflux de migrants et de réfugiés sur le sol européen.

«Environ 1,5 million de personnes sont entrées illégalement dans l'UE en 2015. La plupart ont transité par la Turquie. Certains recherchent un refuge contre la guerre et les persécutions, d'autres une vie meilleure et quelques-uns pensent à détruire nos valeurs», a précisé l'ancien premier ministre polonais.

Le président du Conseil européen avait auparavant annoncé qu'un accord avait été trouvé avec la Turquie et dit espérer qu'il serait accepté par toutes les parties réunies à Bruxelles.

Mais il a ajouté qu'un accord avec Ankara ne suffirait pas à mettre un terme à la plus grave crise de réfugiés que l'Europe ait connue depuis la Deuxième Guerre mondiale si l'UE ne parvient à contrôler fermement ses frontières extérieures.

«Ne soyons pas naïfs, la Turquie n'est pas la seule clef pour résoudre la crise migratoire (...) Sans contrôle de nos frontières extérieures, Schengen appartiendra à l'histoire ancienne», a-t-il dit.

(ats)

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