09.12.2016 à 21:36

Crash en ColombieUn ministre bolivien dénonce «un assassinat»

Pour le ministre de la Défense, le crash qui a couté la vie à 71 personnes n'aurait pas eu lieu si le pilote avec respecté la réglementation.

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Une partie de l'équipage n'avait pas l'autorisation de voler, a révélé l'un des avocats des parties. L'avion qui s'est écrasé, fin novembre, avait manqué de carburant. (Mercredi 11 novembre 2017)

Une partie de l'équipage n'avait pas l'autorisation de voler, a révélé l'un des avocats des parties. L'avion qui s'est écrasé, fin novembre, avait manqué de carburant. (Mercredi 11 novembre 2017)

Une rapport d'enquête préliminaire confirme la panne sèche et montre que les pilotes étaient conscients qu'ils allaient manquer de carburant mais qu'ils n'ont pas réagi à temps. Tout facteur technique est écarté dans cet accident, qui a fait 71 morts. (26 décembre 2016 - image d'archives)

Une rapport d'enquête préliminaire confirme la panne sèche et montre que les pilotes étaient conscients qu'ils allaient manquer de carburant mais qu'ils n'ont pas réagi à temps. Tout facteur technique est écarté dans cet accident, qui a fait 71 morts. (26 décembre 2016 - image d'archives)

AP, Keystone
La petite ville brésilienne de Chapeco a reçu samedi les dépouilles des victimes du crash aérien. (Samedi 3 décembre 2016)

La petite ville brésilienne de Chapeco a reçu samedi les dépouilles des victimes du crash aérien. (Samedi 3 décembre 2016)

Les conditions du crash du vol Lamia fin novembre en Colombie, tuant 71 personnes dont presque toute une équipe brésilienne de football, peuvent être assimilées à un «assassinat» et non pas à un «accident», s'est insurgé vendredi le ministre de la Défense bolivien, Reymi Ferreira.

«Finalement, il ne s'agit pas d'un accident, c'est un homicide, ce qui s'est passé à Medellin est un assassinat», a déclaré M. Ferreira à des journalistes lors d'un déplacement à Cochabamba, au centre du pays.

«Evidemment, si le pilote avait respecté ce qui est prévu par la réglementation, c'est-à-dire atterrir à Cobija (ville bolivienne frontalière du Brésil) ou à Bogota, ou s'il avait donné l'alarme, cette tragédie aurait pu être évitée», a-t-il répondu alors qu'on lui demandait s'il considérait le commandant de bord responsable du crash.

«Que quelqu'un ose transporter des passagers (...) en étant juste au niveau du carburant, cela revient à violer un protocole essentiel de l'aviation civile, selon lequel il faut avoir au moins une heure et demie d'autonomie de vol», a poursuivi le ministre.

Six survivants

L'avion de la compagnie bolivienne Lamia, un British Aerospace BA-146, s'est écrasé le 28 novembre dans les collines de la région de Medellin, en Colombie, avec 77 personnes à bord. Il n'y a eu que six survivants.

Parmi les 71 morts se trouvait la quasi-totalité de Chapecoense, l'équipe de la petite ville brésilienne de Chapeco, qui se rendait en Colombie pour disputer la finale de la Copa Sudamericana, la deuxième plus importante compétition continentale d'Amérique latine.

Une commission de procureurs boliviens, brésiliens et colombiens a été constituée pour enquêter sur le crash.

Les raisons de l'accident n'ont pas encore été déterminées. Les investigations semblent s'orienter vers la thèse d'une panne de carburant. L'appareil n'aurait pas respecté son plan d'approvisionnement en carburant en omettant une escale prévue à Cobija, ville bolivienne frontalière du Brésil, ou à Bogota.

Celia Castedo, la fonctionnaire de l'Administration des aéroports et services auxiliaires à la navigation aérienne en Bolivie (AASANA), qui a autorisé le plan de vol de l'avion de Lamia et a été destituée par les autorités boliviennes, se trouve au Brésil où elle a demandé l'asile lundi, selon la justice brésilienne.

(AFP)

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