12.11.2015 à 19:03

Canton de NeuchâtelUn musée Volkswagen cartonne à Saint-Sulpice

Loin de repousser les visiteurs, le scandale VW alimente les discussions.

Le musée fêtera ses dix printemps en 2016.

Le musée fêtera ses dix printemps en 2016.

Archives, Keystone

A l'heure où le groupe automobile allemand Volkswagen se trouve dans la tourmente suite à l'affaire des moteurs truqués, un musée consacré à la marque dans le Val-de-Travers (NE) a connu une année record. Fondé en 2006, le Volkswrecks Museum fête ses 10 ans l'année prochaine.

Le Volkswrecks Museum, à Saint-Sulpice (NE), a connu en 2015 une excellente année, comme l'ont rapporté dans leurs éditions de jeudi les journaux L'Impartial et L'Express. Près de 3200 visiteurs ont en effet franchi les portes du musée, a confirmé à son fondateur Stéphane Leuba.

Sur les 1650m2 de surface du musée, le public peut ainsi découvrir pas moins de 130 Coccinelle, Combi et autres vieilles machines de la marque allemande, sur les 170 que possède Stéphane Leuba. Avec les nouveaux aménagements prévus cet hiver, le conservateur estime que la surface d'exposition montera à 2000m2.

Logiciels truqués

Un succès grandissant qui n'en est pas moins cocasse, à l'heure où le géant allemand aux 12 marques automobiles est actuellement embourbé dans l'affaire des moteurs truqués.

Pas moins de 11 millions de véhicules à moteur diesel ont été dotés d'un logiciel permettant de détourner les tests antipollution, alors que le groupe a dernièrement admis que les émissions de CO2 de 800'000 voitures étaient plus élevées que ce que le constructeur promettait sur le papier.

Sujet de discussion

De quoi plomber le succès croissant du musée? «On ne regarde que les chiffres à l'année», note Stéphane Leuba, qui n'a pas constaté une influence particulière de l'affaire sur l'affluence du musée. «Il faut dire que les véhicules que nous exposons consommaient 15 litres de super aux 100 kilomètres!», rigole-t-il.

Mieux, les tracas de VW constituent même un sujet de discussion supplémentaire au musée, selon son conservateur. «Les gens rigolent plutôt en nous disant «alors, il passe le test antipollution ce véhicule? Notre public vient beaucoup du bouche-à-oreille et n'est pas forcément en rapport avec le milieu des Volkswagen.»

Musée didactique

Point trop de véhicules alignés et de longues explications fastidieuses dans ce musée-là, qui vise un public large. «Le rez-de-chaussée est dédié aux enfants, on peut jouer dans les voitures. Il y a des décors partout», détaille Stéphane Leuba.

Chaque engin est ainsi mis en scène, même jusqu'au bar. «C'est différent de faire des restaurations de véhicules que de les utiliser comme ceci», relève Stéphane Leuba.

Entretenu par une quinzaine de bénévoles et 150 membres donateurs, le musée mise aussi beaucoup sur la récupération. Fermé l'hiver, il y poursuit sa mue perpétuelle, d'année en année.

Car ce statut non professionnel n'a pas empêché le musée de bien se développer, lui qui fêtera ses 10 ans en 2016. Stéphane Leuba espère ainsi accueillir un peu plus de visiteurs et développer gentiment le musée pour ceux venant de Suisse alémanique:«5000 visiteurs, ce serait très bien!», conclut-il.

(ats)

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