Actualisé 16.11.2018 à 06:30

BodybuildingUn Neuchâtelois défend son titre de champion du monde à Vegas

A quelques jours de son entrée en lice, Nicolas Iong détaille son régime très particulier avant la compétition. «Manger sainement ne suffit pas», lance-t-il.

von
Simon Vuille
Le Neuchâtelois Nicolas Iong avait été sacré champion du monde dans la catégorie «Men's physique pro» en 2017.

Le Neuchâtelois Nicolas Iong avait été sacré champion du monde dans la catégorie «Men's physique pro» en 2017.

Nicolas Iong est gourmand, il adore cuisiner. Pourtant, il n’a pas avalé le moindre gramme de «sucre rapide» depuis 20 semaines et le début de sa période de «sèche» avant les championnats du monde qui se déroulent dimanche à Las Vegas. «Sacrifier le plaisir culinaire, c’est l’une des pires contraintes» lance celui qui avait été sacré champion du monde dans la catégorie«Men’s physique pro» il y a tout juste une année.

A 26 ans, le Neuchâtelois, double champion d’Europe, est au sommet de sa forme (1.80m, 90 kilos) et lutte pour que sa discipline «qui n’a rien à voir avec le bodybuilding d’Arnold Schwarzenegger» soit reconnue. Sur Instagram, la mission est déjà accomplie puisqu’une communauté de 425’000 fans entoure le professionnel.

«Quand on évoque le bodybuilding, les stéréotypes sur les muscles énormes sont toujours les mêmes, s’agace Nicolas Iong, qui pratique la discipline depuis 14 ans. Ma Fédération incarne la version moderne de ce sport. Par exemple, on porte des shorts et non pas des culottes sur scène où on vise d’abord la symétrie, l’équilibre, la structure et la définition musculaire». Les athlètes sont ensuite jugés sur 10 critères, dont la prestance sur scène, pour une note maximale de 100.

Après les heures en salle de musculation, celui qui veut briller en compétition doit respecter un régime qui ne fait rêver personne. De la viande blanche (poulet) ou du poisson blanc (cabillaud, Tilapia) avec des légumes verts, tous les jours pendant au moins dix mois. Une fois par semaine, Nicolas Iong s’autorise du riz ou des patates douces dans des quantités impressionnantes - 4 à 5 kilos - pour refaire le stock de carbohydrates.

«Je vous avoue que je vais probablement manger une grosse fondue avec mes proches après la compétition», lâche l’athlète qui continue à s’entraîner mais relâche un peu la pression aux mois de décembre et janvier. Ces 20 dernières semaines par contre, le bodybuilder s’est astreint à de nombreuses séances de cardios à jeun pour brûler les dernières graisses qui entourent les muscles.

La période de sèche s’intensifie encore à l’approche de la compétition. «La dernière semaine, je bois énormément pendant quatre jours puis plus rien à 24 heures de la compétition, détaille-t-il. Le soutien de mes proches et de la communauté qui me suit m’aide à tenir.»

Après avoir remporté le titre du champion du monde en 2017, Nicolas Iong n’a pas hésité au moment de se lancer dans un nouveau cycle d’entraînement. «J’ai un esprit de compétiteur énorme», confie-t-il. Un nouveau succès dimanche pourrait lui permettre d’accroître encore sa notoriété dans le milieu et de décrocher un contrat avec un équipementier sportif.

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