10.11.2013 à 11:08

EuropeUn «non» à la libre circulation serait néfaste

La libre circulation des personnes est centrale pour l'économie helvétique, estime le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

José Manuel Barroso.

José Manuel Barroso.

Keystone

Sans libre circulation des personnes, la Suisse n'aurait pas un accès privilégié au marché intérieur européen, selon le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

«Je tiens à souligner l'importance fondamentale de la libre circulation de l'Union européenne (UE) comme une de nos libertés fondamentales, en plus de la libre circulation des biens, des services et des capitaux», a déclaré le ministre dans une interview publiée dimanche dans l'hebdomadaire alémanique «NZZ am Sonntag».

La Suisse jouit d'avantages dont aucun autre Etat tiers n'a jamais bénéficié et les Etats membres de l'UE n'accepteraient jamais que la libre circulation des personnes soit séparée des autres libertés fondamentales, a-t-il insisté.

Le marché commun de l'UE représente 500 millions de consommateurs, a-t-il en outre rappelé. D'un point de vue économique, l'accès à ce marché est central pour la Suisse et un «non» à la libre circulation des personnes serait «un accident».

Bilan très positif

Un avis que partage également le chef de la diplomatie roumaine Titus Corlatean. «La libre circulation a largement contribué à la croissance économique de l'ensemble de l'Europe. Le bilan des accords passés entre la Suisse et l'UE est très positif également pour la Suisse», a-t-il estimé dans un entretien publié samedi dans Le Temps.

Selon le ministre des affaires étrangères, lorsqu'un pays approuve un accord, celui-ci ne doit pas seulement accepter les avantages, mais également les risques.

«On retrouve ainsi dans les entreprises suisses des chercheurs de haut niveau dans l'industrie pharmaceutique, des managers bien formés, des spécialistes des nouvelles technologies, des médecins, du personnel soignant» en provenance de Roumanie, a-t-il noté. Une contribution «souvent passée sous silence».

Libre circulation menacée

Les Suisses devront se prononcer en février sur l'initiative de l'UDC contre l'immigration de masse. Ce texte demande que des plafonds annuels à l'immigration, ainsi que des contingents pour les autorisations de séjour soient réintroduits en Suisse. Il menace directement la libre circulation.

Le peuple devrait aussi être amené à voter sur l'initiative dite «Ecopop», qui veut limiter la croissance de la population due à l'immigration à 0,2% par an.

(ats)

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