France - Un octogénaire abat son assistante sociale puis se suicide
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FranceUn octogénaire abat son assistante sociale puis se suicide

Un retraité aurait tué par balle une jeune femme de 36 ans chargée de son suivi, avant de se donner la mort, mercredi dans l’est de la France, révèle le parquet de Troyes.

Le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale a été sollicité suite à la découverte du corps d’une assistance sociale sur le perron d’une maison à Bar-sur-Aube (est de la France).

Le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale a été sollicité suite à la découverte du corps d’une assistance sociale sur le perron d’une maison à Bar-sur-Aube (est de la France).

Photo d’illustration/AFP

Un homme de 83 ans est suspecté d’avoir tué par balle l’assistante sociale qui l’accompagnait à Virey-sous-Bar (Aube, est de la France) mercredi avant de se suicider, a indiqué jeudi le parquet de Troyes.

Mercredi, vers 15 h, les militaires de la gendarmerie de la compagnie de Bar-sur-Aube ont été appelés «suite à la découverte d’un corps sans vie d’une jeune femme sur le perron d’une maison d’habitation».

Le logement était occupé par un homme vivant seul dans les lieux «à la suite du placement en Ehpad depuis plusieurs mois de son épouse», relate la procureure de Troyes, Sophie Macquart-Moulin, dans un communiqué.

L’assistante sociale, âgée de 36 ans, rendait visite mensuellement à cet homme et avait rendez-vous ce jour-là avec ce dernier. Ce suivi social avait été mis en place après «l’isolement de cet homme âgé, affecté par la dégradation de l’état de santé de son épouse».

En possession d’armes de chasse

La victime «apparaissait à première vue avoir succombé au tir d’une arme à feu», le secteur a alors été «immédiatement sécurisé», et le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) de Versailles a été mobilisé «par crainte des réactions de l’occupant des lieux, vraisemblablement en possession d’armes de chasse».

Arrivés vers 19 h 45, les militaires du GIGN ont tenté de «prendre contact par téléphone» puis «à la voix» avec le suspect qui ne répondait pas. L’absence de mouvement dans la maison a permis ensuite «d’investir les lieux et de le découvrir dans le couloir de l’entrée de sa maison, décédé, par suite d’un tir d’arme d’épaule», a poursuivi le parquet.

«L’hypothèse privilégiée à cette heure est celle d’un suicide faisant immédiatement suite à l’homicide de l’assistante sociale», a ajouté cette source, précisant que les autopsies des deux corps seront réalisées jeudi par l’Institut médico-légal de Reims, afin de confirmer les causes des deux décès.

L’enquête a été confiée en co-saisine à la Section de recherches de Reims et à la Brigade de recherches de Bar-sur-Aube. Selon le parquet, le suspect était «non défavorablement connu de la justice».

(AFP)

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