Neuchâtel: Un «Pan, dans le cul!» lui coûte 900 francs
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NeuchâtelUn «Pan, dans le cul!» lui coûte 900 francs

Militant de la cause animale, le photographe Alain Prêtre est condamné pour injure, pas pour diffamation.

par
Vincent Donzé
Le chasseur d’images Alain Prêtre tire à blanc sur les chasseurs.

Le chasseur d’images Alain Prêtre tire à blanc sur les chasseurs.

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Le photographe animalier Alain Prêtre a été condamné ce jeudi en deuxième instance, après avoir envoyé trois courriels injurieux à des chasseurs neuchâtelois. Il y avait des «tueurs», des «assassins» et des «nuisibles au pouvoir malfaisant», mais aussi un «Pan, dans le cul! Et bien profond» qui lui coûte 900 francs d’amende, soit 30 jours-amendes à 30 francs. «J’aurais pu me montrer plus élégant», admet ce militant de la cause animale.

C’est suite au rejet de la loi sur la chasse le 27 septembre 2020 qu’Alain Prêtre s’était lâché dans ses courriels aux chasseurs. Le «Pan, dans le cul!» a été jugé «outrageant» par le Tribunal cantonal, qui voit dans ce terme une «marque de mépris».

En revanche, en traitant les chasseurs de «tueurs» ou «d’assassins», l’accusé ne s’est rendu coupable ni de calomnie ni de diffamation, puisqu’il ne visait personne en particulier. Sur ce point, Alain Prêtre crie victoire: «On peut traiter les chasseurs d’assassins! Mon combat est validé et légitimé», dit-il.

Convictions intactes

«Mes convictions sont intactes», prévient le chasseur d’images, qui ouvrira une cagnotte en ligne pour payer son amende et, surtout, les frais de justice qui lui seront attribués. Après un acquittement devant le Tribunal de police suivi d’un recours formulé par les chasseurs, son procès en deuxième instance s’est déroulé en présence de chasseurs neuchâtelois et de militants animaliers, comme la pasionaria des chats Tomi Tomek.

«On pourra continuer de dire ce qu’on pense aux chasseurs, sans les insulter», se réjouit Tomi Tomek, qui n’a pas la langue dans sa poche. «Un chasseur qui prétend aimer les animaux, c’est comme un violeur qui dirait aimer sa victime». La chasse aux outrages est ouverte…

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