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InvasionUn panneau, c'est très coriace

La Suisse compte quatre millions de panneaux de circulation. Une vraie jungle que la Confédération ne parvient pas à maîtriser face aux lobbies qui s’y accrochent.

par
Éric Felley
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D'autres signaux inutiles pourraient disparaître comme le signal de danger pour «Passage pour piétons», celui de «Zone de protection des eaux» ou encore les signaux «Avions» ou «Téléphone», etc.

D'autres signaux inutiles pourraient disparaître comme le signal de danger pour «Passage pour piétons», celui de «Zone de protection des eaux» ou encore les signaux «Avions» ou «Téléphone», etc.

Sandro Campardo, Keystone

Quatre millions de panneaux de circulation forment une des forêts les plus denses de Suisse. Chaque année, il s’en rajoute, rarement il s’en enlève. En 2010, l’Office fédéral des routes (OFROU) avait lancé un projet visant à tailler dans le gras et réduire ce nombre d’environ 20%. «La réduction de la densité normative permet un meilleur respect des règles», écrivaient alors les experts de l’OFROU. L’objectif faisait partie du projet «Verve» de l’OFROU, lancé à la fin des années 2000, afin de dépoussiérer et simplifier les ordonnances sur la circulation et la signalisation routière qui date des années 1960. Quatre ans plus tard, leurs ambitions semblent bel et bien revues à la baisse. Faute d’enthousiasme réellement partagé.

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