Pandémie – Un patron vaudois qui récompensait les non-vaccinés limogé
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PandémieUn patron vaudois qui récompensait les non-vaccinés limogé

Opposant au vaccin contre le coronavirus, un patron promettait 1000 francs de prime à ses employés non-vaccinés.

par
R.M.
Opeo est une entreprise vaudoise spécialisée dans le ramassage des déchets.

Opeo est une entreprise vaudoise spécialisée dans le ramassage des déchets.

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Patron d’Opeo, une entreprise vaudoise spécialisée dans le ramassage des déchets, Jean-Daniel Héritier est personnellement un opposant à la vaccination conte le coronavirus. Mais il avait aussi décidé d’offrir une prime de 1000 francs à tous ses employés qui resteraient non-vaccinés au moins jusqu’au 31 mars 2022. Une initiative qui n’a pas du tout plu au conseil d’administration, qui vient de décider de le limoger.

Tout s’est enchaîné très vite cette semaine. Lundi, Heidi.news révélait l’existence de cette prime. Ainsi que des propos plus qu’étonnants tenus par M. Héritier. Exemple? «La prime sera donnée, car nous aurons besoin de tout le monde pour pouvoir continuer notre mission de collecter les déchets dans le futur, voire même évacuer des corps par centaines. Une ville où les rues sont jonchées de déchets et de corps est une ville perdue pour tous. Ce qui nous vient sera tellement violent pour l’humanité.»

Mercredi, Jean-Daniel Héritier tentait de s’expliquer, affirmant que cette prime serait en fait un coup de pouce aux non-vaccinés pour qu’ils puissent payer leurs tests de dépistage. «J’ai estimé que les mesures anti-Covid étendues représentaient une injustice à l’encontre des non-vaccinés. Je ne supporte pas l’injustice et je veux rétablir l’équité avec cette prime», se justifie-t-il dans «24 heures».

Un «cauchemar»

Mais l’argument n’a manifestement pas convaincu. Le quotidien vaudois annonce maintenant que le patron vaudois a été congédié. «Après dix-neuf ans de bons et loyaux services, je me suis fait licencier», lâche Jean-Daniel Héritier dans «24 heures». Il dit vivre un «cauchemar» depuis que ce qui devait rester une communication interne s’est retrouvée dans les médias puis sur les réseaux sociaux.

Reste que son conseil d’administration avait dit son «total désaccord» sur cette prime «récompensant» les non-vaccinés. Et souhaitait certainement se distancier de celui qui comparait la situation actuelle à une «dictature» ou un «génocide». La prime était en outre probablement illégale, selon Heidi.news.

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