Climat: Un pays sur 2 pas prêt face au réchauffement
Publié

ClimatUn pays sur 2 pas prêt face au réchauffement

La moitié des Etats membres de l'OMM n'investissent pas dans des systèmes d'alerte adaptés à des catastrophes climatiques.

Le secrétaire général de l'OMM Petteri Taala, lundi à Genève.

Le secrétaire général de l'OMM Petteri Taala, lundi à Genève.

Plus de la moitié des Etats membres de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) ne disposent pas de systèmes d'alerte adaptés aux conséquences catastrophiques que peut engendrer le changement climatique. Un investissement nécessaire alors que l'année 2016 «sera assurément chaude».

Ce manque dans les dispositifs de prévention renforce les pertes économiques et humaines, a souligné lundi devant la presse à Genève le secrétaire général de l'OMM Petteri Taalas, à deux jours de la Journée météorologique mondiale. Et d'appeler à des investissements dans ce domaine et dans les services climatologiques.

Les outils de gestion de la sécheresse, des inondations et les système d'avis de vagues de chaleur et de veille sanitaire doivent être améliorés. Pour respecter les objectifs de l'accord de Paris, la conversion aux énergies renouvelables, les voitures électriques et le végétarisme constituent les trois priorités, selon M. Taalas.

«Nous sommes à mi-chemin du seuil critique des 2°C», attendu pour 2030 si l'accord de Paris n'est pas mis en oeuvre rapidement. Les plans nationaux actuels contre le changement climatique ne permettront peut-être pas d'éviter une hausse de 3°C. En présentant la Déclaration sur l'état du climat mondial, le chef de l'OMM a rappelé que 2015 mais aussi les premiers mois de 2016 étaient les plus chauds depuis le début des évaluations.

1,2°C évoqué par la NOAA

Des records de chaleur ont été observés en janvier et février «en particulier aux hautes altitudes de l'hémisphère nord», selon l'OMM. En février, la température moyenne à la surface des terres et des océans a dépassé de 1,2°C celle du 20e siècle, avait annoncé jeudi dernier l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

Pour autant, il est prématuré d'affirmer que 2016 dépassera encore les températures observées en 2015, a estimé le directeur du programme mondial de recherche sur le climat, co-parrainé par l'OMM, David Carlson.

Mais cette année, marquée par la suite des effets du courant chaud El Niño qui a commencé à s'affaiblir, sera «assurément chaude», encore selon lui. L'étendue des glaces arctiques en février, la deuxième la plus faible, est par ailleurs un indicateur clair du changement climatique, a-t-il affirmé.

(ats)

Votre opinion