Japon - Un père de famille français cesse sa grève de la faim
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Enlèvement parental au JaponUn père de famille français cesse sa grève de la faim

Cela faisait 21 jours que Vincent Fichot menait une grève de la faim à Tokyo, pour réclamer le droit de voir ses deux enfants, enlevés par leur maman japonaise en 2018.

Vincent Fichot, le 10 juillet 2021, devant une gare de Tokyo où il menait son action.

Vincent Fichot, le 10 juillet 2021, devant une gare de Tokyo où il menait son action.

AFP

Vincent Fichot a annoncé vendredi l’arrêt de la grève de la faim qu’il menait depuis 21 jours à Tokyo pour réclamer le droit de retrouver ses deux enfants enlevés par leur mère japonaise en 2018. Ce Français de 39 ans doit se préparer à une opération chirurgicale «avec anesthésie générale», ce qui l’oblige à être hospitalisé et à se réalimenter en amont de cette intervention, a-t-il précisé à l’AFP. Très affaibli physiquement par son action qu’il menait jour et nuit devant une gare proche du Stade olympique de Tokyo, il s’était polyfracturé un doigt lors d’une chute, mercredi.

Disant avoir perdu 13-14 kilos alors qu’il en pesait 80 au début de sa grève de la faim le 10 juillet, il souffrait de plus en plus d’étourdissements au moindre effort physique depuis plusieurs jours. «Le but de la grève de la faim, c’était vraiment de se mettre dans un état critique, je pense que je n’étais plus qu’à quelques jours de cela, afin de sensibiliser» les autorités françaises et les inciter à prendre une «décision forte» contre le Japon pour non-respect de ses engagements internationaux sur les droits de l’enfant, avait-il expliqué plus tôt, vendredi, à la presse.

Enlèvements parentaux courants

La garde partagée des enfants n’existe pas légalement au Japon, ce qui fait que les enlèvements parentaux sont courants et tolérés par les autorités. De nombreux parents japonais en souffrent, mais aussi des étrangers vivant au Japon comme Vincent Fichot, qui n’a plus vu ses enfants depuis trois ans. Il avait attendu en vain une visite de soutien d’Emmanuel Macron, venu les 23 et 24 juillet à Tokyo pour assister à l’ouverture des Jeux olympiques. Des conseillers du président français l’avaient toutefois rencontré le 23 juillet et Emmanuel Macron avait évoqué son cas lors d’une rencontre avec le Premier ministre japonais, Yoshihide Suga, le lendemain.

«C’est une préoccupation qui est partagée par l’ensemble des ambassadeurs qui ont des ressortissants dans des situations semblables», a assuré ce vendredi, l’ambassadeur de France au Japon, Philippe Setton, venu soutenir Vincent Fichot, avec neuf autres diplomates européens. «Mais quelles que soient les circonstances dramatiques et douloureuses dans lesquelles se trouve Vincent Fichot notamment, nous ne voulons pas interférer dans un débat qui doit être un débat japonais», a souligné Philippe Setton.

(AFP)

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