Hockey sur glace - Un père hockeyeur, un perroquet et maintenant un aigle
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Hockey sur glaceUn père hockeyeur, un perroquet et maintenant un aigle

Josh Jooris s’est souvenu qu’il avait débarqué il y a 23 ans avec son père et son perroquet «Naoui» à Genève. Le voilà aujourd’hui en Grenat et heureux de ce premier succès samedi à Langnau.

par
Christian Maillard
Josh Jooris s’est tout de suite bien senti avec sa nouvelle équipe.

Josh Jooris s’est tout de suite bien senti avec sa nouvelle équipe.

ERIC LAFARGUE

La première fois que Josh Jooris a découvert la Cité de Calvin, qu’il a donné ses premiers coups de patins aux Vernets, il avait huit ans. Son père, Mark, venait de signer avec Genève-Servette. Son papa, qui a joué durant la saison 1998-1999 avec les Grenat, avait débarqué à Cointrin avec un perroquet dans ses bagages. «Et je m’en souviens très bien, sourit le garçon qui a bien grandi. Il s’appelait Naoui. Il y avait eu un problème à l’aéroport à cause de lui.»

Mark Jooris, le père de Josh, aimait beaucoup les perroquets.

Mark Jooris, le père de Josh, aimait beaucoup les perroquets.

ERIC LAFARGUE

Il avait fallu en effet que le club, représenté par l’ancien président Laurent Strawson, effectue des démarches auprès du vétérinaire cantonal pour permettre à l’oiseau d’accompagner son maître. «Il n’est plus en vie aujourdhui», précise celui qui avait déjà joué pour des Aigles, ceux de Burlington au début de sa carrière.

«Un groupe vraiment sympa»

Cet attaquant de 31 ans aujourd’hui, qui a connu la NHL avec les Calgary Flames, New York Rangers, Carolina Hurricanes et les Penguins de Pittsburgh de Crosby, a retrouvé ce rapace sur son maillot ce samedi à Langnau, deux jours après avoir quitté Lausanne pour rejoindre à son tour Genève. «J’ai eu beaucoup de plaisir aujourd’hui avec ce groupe vraiment sympa», a tout d’abord lâché l’ex-Lausannois après ce premier succès aux tirs au but avec sa nouvelle équipe, dans cet Ilfis où il n’est jamais évident de s’imposer.

Josh Jooris dit avoir trouvé un groupe sympa, des guerriers qui se battent jusqu’au bout, comme lui.

Josh Jooris dit avoir trouvé un groupe sympa, des guerriers qui se battent jusqu’au bout, comme lui.

ERIC LAFARGUE

‹‹J’ai hâte de me remettre au travail pour vite assimiler les systèmes et de jouer les prochains matches.››

Josh Jooris, après son premier match avec les Aigles samedi à Langnau

«Pour avoir affronté à de nombreuses reprises cette formation, je savais que je rejoignais des guerriers, qui se battent jusqu’au bout et qui donnent tout comme je suis prêt à le faire désormais», poursuit un Josh Jooris qui a retrouvé avec plaisir Joël Vermin, Benjamin Antonietti et Tyler Moy, ses anciens coéquipiers de Malley.

«Cela m’a bien aidé pour m’intégrer au plus vite dans ce groupe», se réjouit ce Canadien à la licence suisse. La preuve lors de la deuxième réussite des Genevois, signée Tyler Moy. «On a beaucoup parlé ensemble avant la rencontre, c’était important. Maintenant, j’ai hâte de me remettre au travail pour vite assimiler les systèmes et de jouer les prochains matches.»

Dans un coin de sa tête, Josh Jooris ne cache pas qu’il pense déjà à ce rendez-vous de vendredi où il va retrouver Lausanne HC et ses anciens fans de Malley. «Forcément que ce sera un derby particulier pour moi, sourit celui qui a été un Lion durant deux saisons. Mais avant, il y aura tout d’abord Berne aux Vernets où je me réjouis de jouer devant notre public

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