Actualisé 24.05.2020 à 02:50

Un pétrolier iranien est arrivé dans les eaux du Venezuela

Amérique latine

Au total, cinq pétroliers ont été envoyés par l'Iran pour fournir du carburant au Venezuela, où les pénuries se sont aggravées avec le coronavirus.

Le ministre du Pétrole vénézuélien Tareck El Aissami.

Le ministre du Pétrole vénézuélien Tareck El Aissami.

AFP

Le premier des cinq pétroliers envoyés par l'Iran vers le Venezuela pour lui fournir des carburants est entré samedi dans les eaux de ce pays, escorté par des navires militaires des forces vénézuéliennes, a annoncé le ministre du Pétrole Tareck El Aissami. Ce pétrolier de «notre soeur la République islamique d'Iran» se trouve «dans notre zone économique exclusive», a indiqué le ministre sur Twitter.

Vers 21H00 locales (03H00 suisses), le pétrolier iranien Fortune se trouvait près des côtes de l'État de Sucre, dans le nord du Venezuela, selon le site Marine Traffic qui suit les mouvements de navires à travers le monde.

Selon la télévision d'État vénézuélienne, le pétrolier est attendu à Puerto Cabello, dans l'État de Carabobo, où se trouve une raffinerie. L'arrivée des quatre autres navires, - le Forest, le Petunia, le Faxon et le Clavel - est prévue dans les prochains jours, selon la même source. Cette flotte transporte quelque 1,5 million de barils de carburant, selon des informations de presse.

Tensions avec Washington

Téhéran a mis en garde ces derniers jours contre des «conséquences» si les États-Unis empêchaient la livraison de produits pétroliers iraniens au Venezuela, où les pénuries de carburant se sont aggravées avec la pandémie de coronavirus.

Washington, qui qualifie le président socialiste Nicolas Maduro de «dictateur» et souhaite sa chute, a imposé des sanctions sur les exportations de brut du Venezuela et de l'Iran, ainsi qu'à l'encontre de nombreux responsables gouvernementaux et militaires des deux pays.

Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde mais sa production est en chute libre. Caracas estime que les sanctions américaines sont responsables de cet effondrement. Des experts l'attribuent à des choix politiques erronés, au manque d'investissement et à la corruption.

L'Iran a manifesté de nombreuses fois son appui à Nicolas Maduro, qui est aussi soutenu par la Russie, la Chine, la Turquie et Cuba. Les étroites relations entre Caracas et Téhéran datent de l'époque du président Hugo Chavez (1999-2013), mentor et prédécesseur de Nicolas Maduro.

(AFP)

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