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FusilladeUn photographe de Libération entre la vie et la mort

Armé d'un fusil à pompe, le tireur a touché au thorax un assistant d'un photographe, dont le pronostic vital est engagé. Des policiers ont été déployés devant les grands médias parisiens.

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Abdelhakim Dekhar, mis en examen pour tentatives d'assassinats, enlèvement et séquestration, a quitté l'hôpital (25 novembre 2013)

Abdelhakim Dekhar, mis en examen pour tentatives d'assassinats, enlèvement et séquestration, a quitté l'hôpital (25 novembre 2013)

BFMTV, Keystone
Abdelhakim Dekhar invoque «son droit au silence» lors de sa garde à vue. (21 novembre 2013)

Abdelhakim Dekhar invoque «son droit au silence» lors de sa garde à vue. (21 novembre 2013)

AFP
Le tireur présumé de Paris a été arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'homme est obsédé par un «complot fasciste», les méfaits du «capitalisme» et la «manipulation des masses» par les médias. Abdelhakim Dekhar, 48 ans, avait déjà fait parler de lui il y a 20 ans dans une retentissante affaire de fusillade dans laquelle cinq personnes avaient trouvé la mort à Paris. (21 novembre 2013)

Le tireur présumé de Paris a été arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'homme est obsédé par un «complot fasciste», les méfaits du «capitalisme» et la «manipulation des masses» par les médias. Abdelhakim Dekhar, 48 ans, avait déjà fait parler de lui il y a 20 ans dans une retentissante affaire de fusillade dans laquelle cinq personnes avaient trouvé la mort à Paris. (21 novembre 2013)

AFP

Selon des informations de LCI, les cartouches utilisées ce lundi à Libération seraient identiques à celles récupérées à «BFMTV» vendredi dernier, ce qui pourrait laisser penser qu'il n'y a qu'un seul et même auteur derrière ces agressions.

Un homme a fait irruption lundi 18 novembre vers 10h15 armé d'un fusil à pompe dans le hall de Libération, à Paris, et a ouvert le feu, blessant grièvement un assistant photographe du quotidien venu pour une séance photo pour le magazine Next, avant de prendre la fuite, a-t-on appris auprès de Libération et de source policière.

La victime a été atteinte au thorax et à l'abdomen et son pronostic vital est engagé, précise-t-on de source policière. D'après le directeur de la rédaction Fabrice Rousselot, interrogé par «BFMTV», l'homme a tiré deux coups de feu. La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne a été saisie de l'affaire.

Un périmètre de sécurité a été dressé autour du siège de Libération au 11 rue Béranger (3e arrondissement) et le préfet de police de Paris Bernard Boucault était sur place.

«Témoins horrifiés d'un drame»

Vendredi matin, un homme armé avait fait irruption dans le hall de «BFMTV» à Paris, menaçant l'un des rédacteurs en chef de la chaîne en lui lançant, après avoir éjecté deux cartouches de son fusil à pompe: «La prochaine fois je ne vous raterai pas», selon une source proche de l'enquête. «Nous allons évidemment tenter de voir s'il y a un lien entre les deux affaires», a indiqué cette source.

Le 3e district de police judiciaire est chargée de l'enquête concernant «BFMTV». «On est les témoins horrifiés d'un drame. Quand on entre avec un fusil dans un journal, dans une démocratie c'est très très grave, quel que soit l'état mental de cette personne», a déclaré le directeur de publication du journal Nicolas Demorand, qui tiendra une conférence de presse au siège de Libération à 18h. La presse dans des bunkers?

«Si les journaux et les médias doivent devenir des bunkers, c'est que quelque chose ne tourne pas rond dans notre société», a-t-il ajouté.

De fait, des policiers ont été déployés devant les sièges des grands médias parisiens peu de temps après la fusillade, a-t-on appris de source policière. «La sécurité a été renforcée devant les médias», a précisé cette source.

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(AFP)

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