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ProcèsUn policier à Sefolosha: «Tu vas en prison»

Le Vaudois a expliqué lors de son procès que les policiers cherchaient une raison pour l'arrêter.

Thabo Sefolosha à la sortie de son procès.

Thabo Sefolosha à la sortie de son procès.

Keystone

Thabo Sefolosha a continué jeudi à dénoncer les conditions de son interpellation mouvementée début avril à New York, en affirmant, au troisième jour de son procès, que les policiers «cherchaient une raison pour (l')arrêter».

Le joueur vaudois est poursuivi devant un tribunal pénal de Manhattan pour rébellion et trouble à l'ordre public. Le procureur lui avait initialement proposé de n'effectuer qu'une journée de travaux d'intérêt général et d'éviter un procès s'il acceptait de plaider coupable. Il a refusé, souhaitant prouver son innocence à l'audience.

Jeudi, Thabo Sefolosha a réaffirmé n'avoir jamais refusé d'obéir aux injonctions des policiers, contrairement aux témoignages de plusieurs officiers présents ce jour-là. «J'ai bougé quand ils m'ont demandé de bouger», a-t-il assuré. «Je ne suis pas allé dans le sens opposé. Je ne me suis pas rapproché» de l'entrée de la discothèque, a-t-il insisté.

«Tu vas en prison»

Il était même sur le point de monter dans un taxi lorsque le policier qui l'avait suivi depuis sa sortie de l'établissement lui a dit: «Tu vas en prison». Selon Sefolosha, ce policier l'aurait insulté à plusieurs reprises. Agacé, il a admis l'avoir alors traité de «nain», ce qui aurait irrité encore davantage l'officier.

«Ils cherchaient une raison pour m'arrêter», a expliqué Thabo Sefolosha, 31 ans. Les policiers l'accusent d'avoir alors tenté de s'opposer physiquement à son interpellation. Lui a affirmé ne pas avoir compris ce qu'il devait faire. «Ils ne m'ont pas donné d'ordre direct», a soutenu l'extérieur des Atlanta Hawks. «Je n'avais jamais été interpellé avant. Je ne savais pas ce que je devais faire», a-t-il poursuivi.

Cité jeudi comme témoin, l'entraîneur d'Atlanta, Mike Budenholzer, a vanté les qualités humaines «de premier plan» de Sefolosha. «C'est le type de personne que tout le monde voudrait avoir dans son équipe», a expliqué Mike Budenholzer, qui n'a pas été témoin des faits.

(AFP)

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