29.12.2019 à 10:06

Un prêtre romand aurait harcelé un de ses pairs

Vaud

Un homme d'Eglise a accusé l'un de ses collègues de harcèlement sexuel entre 2008 et 2011. Une enquête ecclésiastique a été ouverte.

Une enquête préliminaire ecclésiastique est prévue, a indiqué l'évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg.

Une enquête préliminaire ecclésiastique est prévue, a indiqué l'évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg.

Photo d'illustration, Keystone

Un prêtre accuse un curé de la cathédrale de Fribourg de l'avoir harcelé sexuellement entre 2008 et 2011. L'évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, Charles Morerod, a ouvert une enquête ecclésiastique. Mais il évoque un conflit de personnes et un possible chantage.

Mgr Morerod a confirmé samedi auprès de Keystone-ATS cette information parue le même jour dans le quotidien alémanique «Tages-Anzeiger» et dans d'autres publications de l'éditeur Tamedia.

Un avocat genevois est prêt à conduire l'enquête préliminaire ecclésiastique, a précisé Mgr Morerod. Cet avocat n'est pas catholique, «donc pas soumis à des pressions internes». Il le fera dès son retour de vacances.

«La réponse était non»

Selon l'article du «Tages-Anzeiger», le prêtre en question affirme avoir subi un harcèlement sexuel entre 2008 et 2011 de la part d'un autre homme d'Eglise dans le canton de Vaud. Ce dernier est aujourd'hui actif dans le canton de Fribourg.

Selon la victime présumée, un climat «homoérotique» aurait régné dans la cure vaudoise du prêtre, où il vivait. «Il le prétend dans une lettre envoyée à un certain nombre de personnes», a précisé Mgr Morerod samedi dans l'émission Forum de la RTS.

L'évêque a alors conseillé au prêtre de contacter la police, ce que ce dernier n'a pas fait. Mgr Morerod a ensuite lui-même contacté la police vaudoise. «Un inspecteur a demandé au prêtre s'il avait été témoin d'actes sexuels, et la réponse était non.» Aujourd'hui, pour la police, «il n'y a pas de raisons d'intervenir», poursuit l'évêque.

«Mais j'ai le devoir d'ouvrir une enquête préliminaire.» Un avocat genevois est prêt à la mener, dit Mgr Morerod. Cet avocat n'est pas catholique, «donc pas soumis à des pressions internes». Il se mettra au travail dès son retour de vacances.

Possible conflit de personnes

Charles Morerod estime qu'il y a un possible conflit de personnes dans cette affaire. «J'ai ouvert une procédure canonique contre ce prêtre (qui a porté les accusations), car il y a depuis longtemps une grande insatisfaction de ses paroissiens. Cette lettre est peut-être une forme de chantage contre moi ou d'autres personnes.»

Les personnes visées dans l'article du «Tages-Anzeiger» ont contacté un avocat, précise encore Mgr Morerod.

(ats)

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