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Open d'AustralieUn prodige australien attend Federer au prochain tour

Le huitième de finale dont toute l'Australie rêvait aura bien lieu dimanche à Melbourne. Le prodige Bernard Tomic (ATP 38) défiera Roger Federer (no 3).

L'Australien Bernard Tomic.

L'Australien Bernard Tomic.

Keystone

Une année après avoir accroché Rafael Nadal au troisième tour, le joueur de la Gold Coast se mesure à nouveau à l'un des monstres sacrés du Circuit dans le cadre de l'Open d'Australie.

Mais il le fait cette fois un tour plus loin dans le tournoi et avec un capital confiance acquis ces derniers mois notamment grâce à son quart de finale à Wimbledon qui l'incite à croire que le coup est jouable.

L'Australien s'est qualifié en la faveur de sa victoire en cinq manches, 4-6 7-6 7-6 2-6 6-3, devant l'Ukrainien Alexandr Dolgopolov (no 13). Mais avec quatorze sets dans les jambes contre seulement six à Roger Federer depuis le début du tournoi, le teenager n'aura pas vraiment l'avantage de la fraîcheur. Or même si ce match devrait logiquement se dérouler en «night session» - il s'agira de la troisième de suite pour Tomic -, l'Australien risque bien de tirer la langue si le débat s'éternise.

«Une part de mystère»

«Il y a une part de mystère avec Tomic, relève Roger Federer. Son jeu ne cesse de se développer. Il y a trois mois, j'aurais affirmé sans aucune hésitation que sa meilleure surface était le gazon. Aujourd'hui, je crois bien qu'il est plus fort sur dur».

Les deux hommes avaient été opposés en septembre dernier lors du barrage de Coupe Davis à Sydney où Federer s'était imposé 6-2 7-5 3-6 6-3 pour permettre à la Suisse d'égaliser à 2-2.

«Il ne faut pas retenir grand chose de ce match: un petit stade, du vent et beaucoup de faux rebonds, lâche Federer. La seule chose dont je me souvienne, c'est que j'étais extrêmement fatigué. Je revenais de New York, j'avais joué Hewitt le vendredi et le double le samedi». Il a tout de même eu le temps de découvrir le jeu atypique de l'Australien, un jeu à plat qui n'est pas sans rappeler celui du «chat» Miloslav Mecir le Champion olympique de Séoul.

Un petit miracle

Mais pour retrouver Tomic, Roger Federer a dû jouer au jeu dangereux de la roulette croate.

Un jeu dans lequel il a bien failli laisser des plumes. Seul un petit miracle lui a permis de remporter la première manche face Ivo Karlovic (ATP 32). Le géant de Zagreb a, en effet, bénéficié d'une balle de set sur son service à 6/5 au jeu décisif.

Une balle que Federer sauvait grâce à... un lob à la cuillère pour s'imposer finalement 7-6 7-5 6-3 après 2h17' de match. «J'ai d'abord eu de la chance que Karlovic ne passe pas sa première. Après, il fait une volée réflexe . En courant vers elle, je ne savais pas quoi faire. Le passer à gauche, à droite. Puis le lob, malgré sa taille (ndlr: 2m08) m'est apparu comme »la« solution».

Sur le point suivant, le Bâlois prenait enfin les commandes du match avec un retour bloqué en revers sur une première balle à 211 km/h que Karlovic ne pouvait que regarder filer.

Le gain - crucial - du premier set en poche, Roger Federer pouvait voguer sur une mer plus calme malgré deux balles de break en faveur du Croate lors des deux dernières manches.

Au repos forcé mercredi en raison du forfait de son adversaire au deuxième tour Andreas Beck, Roger Federer se montrait, avec raison, rassuré sur le niveau de son jeu. «Aucun problème avec le dos. Un bon match, souligne-t-il. Il convenait de rester calme. J'y suis parvenu.»

(si)

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