Actualisé 27.05.2020 à 03:09

Un protégé de Maduro devient chef du Parlement

Venezuela

Luis Parra, un élu d'opposition qui a rompu avec Juan Guaido, a été confirmé à la tête du Parlement vénézuélien par la Cour suprême mardi.

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LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)

LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)

AFP
Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)

Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)

AFP
L'opposant Juan Guaido s'est rendu dimanche en Colombie pour rencontrer le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. (19 janvier 2020)

L'opposant Juan Guaido s'est rendu dimanche en Colombie pour rencontrer le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. (19 janvier 2020)

AFP

La Cour suprême du Venezuela, d'obédience chaviste, a approuvé mardi en tant que président du Parlement l'élu d'opposition Luis Parra, qui s'était proclamé en janvier chef de cette Assemblée nationale monocamérale à la place de Juan Guaido.

La décision coïncide avec des négociations pour élire un Conseil électoral suprême (CNE) pour les élections parlementaires prévues cette année, autour desquelles aucun progrès n'a été signalé.

«La Chambre constitutionnelle de la Cour suprême de justice (TSJ) a déclaré valide la direction» du Parlement dirigé par le député Luis Parra, indique cette instance dans un communiqué.

«Complice de la dictature»

Luis Parra, un député de l'opposition qui a rompu avec Juan Guaido après avoir été accusé de corruption, a prêté serment le 5 janvier comme chef du Parlement, la seule institution du pouvoir vénézuélien contrôlée par l'opposition.

Dans son entreprise, Luis Parra a bénéficié du soutien de la fraction chaviste et a été adoubé par le président Nicolas Maduro, ce qui a poussé Juan Guaido à le qualifier de «complice de la dictature».

Le vote s'était déroulé lors d'une séance sans quorum et sans la présence de Juan Guaido, empêché d'entrée par la police et l'armée. Une centaine de députés s'étaient ensuite réunis au siège d'un journal pour réélire Juan Guaido à la présidence de l'Assemblée.

«Coup d'État parlementaire»

Près de soixante pays reconnaissent Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela depuis qu'il a revendiqué la fonction le 23 janvier 2019 en invoquant la Constitution. Pour lui, Nicolas Maduro est un «usurpateur» qui s'est maintenu au pouvoir pour un deuxième mandat à la faveur d'une présidentielle «frauduleuse» en 2018, et il a mené le Venezuela «à la ruine».

La majeure partie de l'opposition a qualifié de «coup d'État parlementaire» l'élection de Luis Parra, qui fait depuis l'objet de sanctions imposées par Washington. En se rangeant derrière Luis Parra, la Cour suprême a lancé une transparente mise en garde à l'adresse de Juan Guaido. «L'installation d'un parlement parallèle ou virtuel est interdite et n'a aucun effet juridique», indique la décision de la Cour suprême.

(AFP)

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