Actualisé 27.05.2018 à 13:03

Un raid tue trois Palestiniens à Gaza

Conflit israélo-palestinien

Trois Palestiniens ont été tués dimanche dans une attaque israélienne contre un poste d'observation du groupe Jihad islamique.

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Tsahal a annoncé mercredi avoir mené des raids sur le Hamas en réponse à deux tirs de roquettes de Gaza. (27 novembre 2019)

Tsahal a annoncé mercredi avoir mené des raids sur le Hamas en réponse à deux tirs de roquettes de Gaza. (27 novembre 2019)

AFP
Au centre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a été mis en examen pour «corruption». (Jeudi 21 novembre 2019)

Au centre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a été mis en examen pour «corruption». (Jeudi 21 novembre 2019)

Keystone
Israël a revendiqué des frappes de «grande ampleur» sur la Syrie. (Mercredi 20 novembre 2019)

Israël a revendiqué des frappes de «grande ampleur» sur la Syrie. (Mercredi 20 novembre 2019)

Keystone

Les trois hommes tués, deux de 25 ans et un de 28 ans, ont été la cible d'un tir de char à l'est de Rafah, une ville située dans le sud de l'enclave palestinienne, a indiqué ce ministère. Deux étaient membres de la branche armée du Jihad islamique, les Brigades Al-Qods, a affirmé ce groupe radical dans un communiqué. Le troisième Palestinien est décédé ultérieurement de ses blessures.

Le Jihad islamique est le groupe armé le plus puissant dans la bande de Gaza après le Hamas, le mouvement islamiste palestinien élu démocratiquement au pouvoir dans l'enclave. Les deux sont alliés et ont combattu ensemble durant plusieurs guerres menées par Israël dans la bande de Gaza, dont la dernière date de 2014.

L'armée israélienne a affirmé dans un communiqué que le char avait tiré en direction de la position du Jihad peu après que des soldats ont fait exploser un engin posé près du mur séparant Israël de la bande de Gaza et destiné à cibler ses troupes.

Dans un autre incident, l'aviation israélienne a bombardé dans la nuit de samedi à dimanche deux positions du Hamas.

«Brève infiltration»

Toujours selon l'armée, l'opération a été lancée en représailles à une brève infiltration dans la journée de Palestiniens à travers la frontière. Ceux-ci auraient immédiatement rebroussé chemin.

L'armée israélienne invoque de «multiples tentatives» de Palestiniens d'endommager le mur de séparation et des «infrastructures de sécurité» durant les récentes manifestations à la frontière, dans le cadre de la «marche du retour».

Au moins 118 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens dans l'enclave depuis le début de ce mouvement le 30 mars, selon un bilan fourni par le ministère gazaoui de la Santé. Aucune victime israélienne n'a en revanche été recensée.

La mobilisation a connu sa journée la plus meurtrière le 14 mai, jour du transfert controversé de Tel-Aviv à Jérusalem de l'ambassade étasunienne en Israël. Des manifestations de moindre ampleur se poursuivent depuis à la frontière entre la bande côtière sous blocus israélien et égyptien et l'Etat hébreu.

Usage disproportionné de la force

L'armée israélienne est confrontée à des accusations d'usage disproportionné de la force et à des appels à une enquête indépendante.

Elle accuse le Hamas, auquel elle a livré trois guerres depuis 2008, de «s'être servi de la mobilisation palestinienne pour couvrir des tentatives d'attaques contre Israël».e la mobilisation palestinienne pour couvrir des tentatives d'attaques contre Israël.

(ats)

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