Environnement - Un réchauffement de 1,5 C diviserait par deux la hausse des océans
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EnvironnementUn réchauffement de 1,5 °C diviserait par deux la hausse des océans

Selon une étude parue mercredi dans la revue «Nature», en limitant la fonte des glaces, le niveau des mers ne monterait «que» de 13 centimètres d’ici à 2100.

Le Groenland (photo) et l’Antarctique contiennent à eux seuls assez d’eau pour élever le niveau des océans de 65 mètres.

Le Groenland (photo) et l’Antarctique contiennent à eux seuls assez d’eau pour élever le niveau des océans de 65 mètres.

REUTERS

Limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C permettrait de réduire de moitié la hausse du niveau des océans liée à la fonte des glaces au cours du siècle, selon une étude parue mercredi dans Nature.

Depuis 1993, la fonte des glaces a contribué au moins pour moitié à la hausse du niveau des mers, et les scientifiques ont déjà averti que de vastes zones glacées en Antarctique fondent plus vite que prévu par les pires scénarios.

Une cinquantaine de scientifiques ont combiné des simulations de la fonte des couvertures glaciaires de l’Antarctique et du Groenland – qui contiennent à eux seuls assez d’eau pour élever le niveau des océans de 65 mètres – ainsi que des simulations concernant les 220’000 glaciers sur terre.

«Le niveau global des océans va continuer à augmenter», explique l’auteur principal, Tamsin Edwards, du King’s College à Londres. «Mais nous pouvons réduire de moitié la contribution de la fonte des glaces si nous limitons le réchauffement climatique à 1,5 °C comparé aux engagements actuels» des États, qui conduiraient à une hausse des températures autour de 3 °C.

La fonte des glaces contribuerait ainsi à faire monter les océans de 13 centimètres d’ici à 2100, contre 25 centimètres selon les projections actuelles. Des incertitudes demeurent toutefois concernant l’Antarctique.

«Le Groenland est très sensible aux changements atmosphériques et donc dans un monde plus chaud, il y aura plus de fonte à la surface de la couverture glaciaire», explique Sophie Nowicki, du NASA Goddard Flight Center et coauteure de l’étude. «En Antarctique, c’est très complexe. Un monde plus chaud pourrait signifier plus de chutes de neige, mais aussi plus de fonte de la calotte glaciaire», poursuit-elle.

(AFP)

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