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CoréeUn refuge pour chien aurait exterminé 230 de ses pensionnaires

Une association de défense des animaux est accusée d’avoir fait de la place dans son refuge en tuant ses plus gros chiens.

par
R.M.
L’association sud-coréenne CARE sauve de nombreux chiens destinés à être mangés. Mais en éliminerait ensuite une partie en toute discrétion.

L’association sud-coréenne CARE sauve de nombreux chiens destinés à être mangés. Mais en éliminerait ensuite une partie en toute discrétion.

CARE (Coexistence of Animal Rights on Earth) est l’une des principales organisations de défense des animaux en Corée du Sud. CARE est aussi la figure de proue de la lutte contre la consommation de viande de chiens. Et l’association possède plusieurs refuges pour toutous. Or elle aurait volontairement exterminé 230 de ses pensionnaires! Pour faire de la place dans ses refuges tout en continuant à recevoir des dons…

Cette incroyable accusation fait évidemment grand bruit en Corée. Elle provient d’employés de CARE, qui ont dénoncé anonymement les agissements de leur direction dans le journal «Hankyoreh». Selon eux, les faits se sont déroulés dans un des refuges de l’organisation. L’endroit a secouru et recueilli un millier de chiens destinés à finir mangés entre 2015 et 2018. Mais dans la même période 230 chiens auraient été éliminés en toute discrétion.

Chien notés comme «adoptés»

Selon l’accusation, la décision de tuer des pensionnaires viendrait de la tête de l’organisation, de la patronne Park So-yeon. Elle aurait ordonné la mise à mort des chiens pour faire de la place dans le refuge, et ainsi pouvoir montrer que des chiens étaient toujours secourus tout en continuant à engranger des dons – l’association récolte environ 1,7 million de francs par an, selon la presse locale.

Après avoir euthanasié et fait disparaître ses pensionnaires, la direction de CARE aurait aussi falsifié sa documentation, notant les chiens tués comme «adoptés». Et indiquant les coûts des euthanasies comme des frais médicaux. Quels chiens ont été éliminés? Systématiquement les plus gros, pour faire plus de place, selon les accusateurs…

Pas de démission en vue

Directement mise en cause, la directrice Park So-yeon nie ces accusations. Elle a admis qu’un «petit nombre» d’euthanasies ont été inévitables depuis 2015. Mais jure qu’elles n’ont concerné que quelques chiens extrêmement agressifs ou atteints de maladies incurables.

Ce lundi, relate le «Korea Times», Park So-yeon a annoncé qu’elle tiendra bientôt une conférence de presse sur le sujet. Mais annonce déjà qu’elle n’a aucune intention de démissionner.

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