France: Un réseau entre la Suisse et Marseille condamné
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FranceUn réseau entre la Suisse et Marseille condamné

La justice française a infligé de lourdes peines dans un réseau d'importation de cannabis et de cocaïne entre la Suisse et Marseille doublé d'une filière d'armes.

Le fournisseur suisse a été condamné à cinq ans de prison et ne s'est pas présenté au procès à Marseille.

Le fournisseur suisse a été condamné à cinq ans de prison et ne s'est pas présenté au procès à Marseille.

AFP

La justice française a infligé jeudi à Marseille de lourdes peines à des hommes qui se livraient à du trafic d'armes et importaient du cannabis et de la cocaïne entre la Suisse et le grand port méditerranéen. Les condamnations vont de 2 à 14 ans de prison.

Considérés comme les animateurs du trafic d'armes, Franck Valenti, un chauffeur, et Jules Huynh, un ancien bijoutier, ont été condamnés à neuf ans de prison. Le tribunal a lancé un mandat d'arrêt contre le premier, absent, tandis que le second a été placé sous mandat de dépôt.

Les deux hommes s'approvisionnaient auprès d'un fournisseur suisse, Christian D'Alesio, condamné à cinq ans de prison et qui ne s'était pas présenté au procès. Celui-ci avait reconnu avoir vendu une dizaine d'armes à Franck Valenti qui, en juillet 2016, avait été interpellé, de retour de Suisse, en possession de trois pistolets automatiques et de trois lots de cinquante munitions.

Parmi leurs clients, appartenant au milieu marseillais et du narcobanditisme, El Mounir Ahamadi, membre d'un gang impliqué dans la guerre des trafiquants à Marseille, passait pour «l'acheteur le plus inquiétant», selon l'accusation.

«En guerre»

En novembre 2015, il avait réchappé à une tentative d'assassinat, au terme d'une course-poursuite dans un tunnel sous le Vieux-Port, épisode sanglant d'une virulente guerre opposant deux équipes se disputant la suprématie du trafic de stupéfiants. Condamné à six ans de prison et maintenu en détention, El Mounir Ahamadi se disait «en guerre et à la recherche d'armes».

Dans son réquisitoire, la procureure Sophie Couillaud avait pointé la spécificité des trafics d'armes, qui sont «rarement phénoménaux et sont aux mains de gens discrets qui travaillent à la commande»: «Même à Marseille, où se commettent un tiers des règlements de comptes enregistrés au niveau national, avait-elle expliqué, nous avons très peu de dossiers de trafic d'armes, deux à trois affaires seulement et deux à trois cents armes saisies par an».

Cette filière d'armes se doublait d'un réseau d'importation de cocaïne et de cannabis à la tête duquel l'accusation avait placé Djamal Merabet, 58 ans, alias «Pepito», condamné à quatorze ans de prison.

(AFP)

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