Libye - Un responsable du Croissant-Rouge enlevé

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LibyeUn responsable du Croissant-Rouge enlevé

Mansour Ati al-Maghrabi, responsable de la filiale de l’organisation dans la ville d’Ajdabiya, n’a pas donné de nouvelles depuis jeudi.

Le Croissant-Rouge libyen vient notamment en aide aux migrants.

Le Croissant-Rouge libyen vient notamment en aide aux migrants.

AFP

Un représentant du Croissant-Rouge en Libye (CRL), Mansour Ati al-Maghrabi, a été enlevé par des inconnus dans la ville d’Ajdabiya dans l’est du pays, a indiqué dimanche l’organisation en disant avoir perdu tout contact avec lui depuis son rapt jeudi.

La ville d’Ajdabiya est contrôlée par les forces de l’homme fort de l’Est Khalifa Haftar, dans un pays qui tente de s’extraire d’une décennie de chaos et de luttes de pouvoir depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi après une révolte populaire en 2011.

L’enquête est ouverte

«Nous avons perdu tout contact avec le directeur jeudi lorsque des inconnus l’ont conduit de force à sa sortie du siège du CRL à Ajdabiya», a déclaré Marii al-Dersi, secrétaire général du Croissant-Rouge libyen, joint par téléphone par l’AFP à Benghazi (est). Une enquête a été ouverte dès l’annonce de la disparition de Mansour Ati al-Maghrabi, directeur de la branche du CRL à Ajdabiya, a dit à l’AFP une source sécuritaire dans la ville. «Les recherches sont en cours pour tenter de le localiser et connaître les détails» de cet enlèvement, selon elle.

De son côté, la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul) s’est dite «préoccupée» par l’enlèvement de Mansour Ati al-Maghrabi «le 3 juin lorsque sa voiture a été interceptée par des hommes armés inconnus». Dans un communiqué, elle a demandé sa «libération inconditionnelle» et exhorté «toutes les autorités à mener une enquête rapide et transparente sur cette disparition forcée».

Progrès politiques

Un accord de cessez-le-feu a été conclu en octobre 2020 entre les camps rivaux dans l’est et l’ouest de la Libye. Un gouvernement unifié et transitoire a été formé dans la foulée sous l’égide de l’ONU, pour mener le pays à des élections législatives et présidentielle prévues en décembre. Le gouvernement est installé dans la capitale Tripoli (ouest).

Malgré les progrès enregistrés sur le plan politique et la fin des combats, la situation sécuritaire reste précaire, notamment dans l’est du pays.

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