Lettonie - Un robot-cuistot mijote un avenir technologique pour la restauration
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LettonieUn robot-cuistot mijote un avenir technologique pour la restauration

Deux Lettons en sont convaincus: le futur de la cuisine, surtout à l’emporter, passe par la robotisation. C’est plus simple et ça coûte moins cher qu’en employé.

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En quelques mouvements et cinq minutes de rotations, une assiette de pâtes bien chaude est prête.

En quelques mouvements et cinq minutes de rotations, une assiette de pâtes bien chaude est prête.

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À Riga, en Lettonie, le bistrot est conçu de manière que les clients puissent observer le grand robot au travail.

À Riga, en Lettonie, le bistrot est conçu de manière que les clients puissent observer le grand robot au travail.

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Selon ses créateurs, Roboeatz pourrait réaliser des centaines de recettes, en tenant compte du goût du propriétaire et de ses allergies alimentaires.

Selon ses créateurs, Roboeatz pourrait réaliser des centaines de recettes, en tenant compte du goût du propriétaire et de ses allergies alimentaires.

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Une commande de pâtes qui arrive fait automatiquement actionner le bras du robot, chef cuisinier au restaurant Roboeatz de Riga. En quelques mouvements et cinq minutes de girations, une assiette bien chaude est servie au client.

Situé sous un pont en vieux béton érodé, le bistrot est conçu de manière que les clients puissent observer le grand robot au travail, qui présage un avenir technologique pour la restauration. Il y a bien une salle et des tables, mais la plupart des clients préfèrent les plats à emporter, car les certificats de vaccination restent obligatoires en Lettonie pour consommer à l’intérieur.

Une solution pour les cantines?

«Le plat était meilleur que ce que j’en attendais», déclare Iveta Ratinika, enseignante et conseillère à l’éducation dans la capitale lettone. Elle compte désormais encourager les écoliers à venir observer le nouveau robot en action, estimant qu’un dispositif semblable pourrait travailler à la cafétéria de l’école d’ici «quelques années».

Roboeatz a été conçu en janvier 2018 par Konstantins Korcjomkins et Janis Poruks, à la tête, depuis 2009, de la chaîne de restauration rapide Woki Toki en Lettonie. Leur objectif? Révolutionner le secteur. «Ce robot remplace de quatre à six employés, ce qui réduit considérablement les coûts de la main-d’œuvre», indique Janis Poruks.

Intérêt croissant

Mais, assure-t-il, l’introduction des robots ne fera pas grimper le taux de chômage puisque «les gens ne se pressent pas pour venir retourner des hamburgers» dans un restaurant. «Le robot ne va pas remplacer les personnes désireuses de faire carrière dans la restauration, devenir chefs ou vedettes de la cuisine. Le robot remplacera ces emplois mal rémunérés, dont la plupart des gens ne veulent déjà plus»

Ces dernières années, la technologie robotique dans la restauration a connu un intérêt croissant, galvanisé par la pandémie. Dans un restaurant parisien qui vient d’ouvrir, les clients peuvent voir des robots préparer, cuire et emballer des pizzas à raison de 80 unités par heure.

Aux Etats-Unis, un robot nommé «Sally», de la start-up Chowbotics, prépare des salades pour un distributeur automatique. Et, luxe ultime, une entreprise britannique a dévoilé, l’année dernière, une cuisine entièrement robotisée pour le prix minimum de 248000 livres sterling (312’000 francs).

«Des centaines de recettes»

Roboeatz est conçu pour prendre en charge des tâches de préparation des aliments, tout en améliorant la sécurité alimentaire et en éliminant les risques d’infection dans des cuisines surpeuplées. Selon ses créateurs, il pourrait réaliser des centaines de recettes, en tenant compte du goût du propriétaire et de ses allergies alimentaires.

«Le robot n’a pas besoin d’assurance maladie, ses enfants ne vont pas tomber malades, il ne part ni en vacances ni en congé maternité, il ne se plaint pas et ne peut pas ramener le Covid au travail.»

Janis Poruks, concepteur de Roboeatz

«Le véritable défi consiste à concevoir et à inventer une cuisine entière autour du robot, qui doit contenir tous les ingrédients alimentaires, les épices, les sauces, les casseroles rotatives pour faire bouillir et frire les plats», précise Konstantins Korcjomkins.

Les fondateurs du projet estiment que leur robot sera rentabilisé en deux ans. «En moyenne, dans l’Union européenne, un employé en cuisine coûte à l’entreprise environ 16 euros de l’heure, le salaire, les impôts, l’assurance, la formation et tout le reste inclus», calcule Janis Poruks. «Le robot n’a pas besoin d’assurance maladie, ses enfants ne vont pas tomber malades, il ne part ni en vacances ni en congé maternité, il ne se plaint pas et ne peut pas ramener le Covid au travail.»

Aussi populaire qu’une voiture électrique?

La société a des projets d’expansion, des bureaux de vente au Canada et aux États-Unis, et une équipe technique à Riga pour programmer les robots. La technologie a été présentée au début de l’année lors du Consumer Electronics Show, aux États-Unis.

Les cofondateurs du concept ne s’inquiètent pas de la concurrence d’autres robots semblables. «Notre robot est conçu pour effectuer d’autres tâches et emplois qu’une simple fabrication de pizzas. Notre objectif est de créer un robot qui puisse être utile pour de nombreux types d’aliments, de cuisines et de plats», déclare Konstantins Korcjomkins. «Espérons qu’un robot en cuisine deviendra aussi populaire que les voitures électriques!»

(AFP)

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