17.06.2018 à 06:01

FootballUn roi du carton pour arbitrer la Suisse

Le rendez-vous de Rostov contre le Brésil sera dirigé ce soir par M. César Arturo Ramos, un jeune arbitre mexicain, réputé pour «dégainer» rapidement...

par
N. Jr, Samara
César Ramos se montrera-t-il sans pitié pour les Suisses?

César Ramos se montrera-t-il sans pitié pour les Suisses?

Keystone

Pour leur entrée dans le tournoi, Suisses et Brésiliens s’en remettront ce dimanche soir aux coups de sifflet d’un jeune et parait-il très prometteur arbitre mexicain, M. César Arturo Ramos Palazuelos. A 34 ans, celui-ci est présenté en effet comme le grand espoir de l’arbitrage mondial de demain. On souhaite évidemment qu’il le soit aujourd’hui déjà, et que l’on ait le moins à en parler à l’issue des 90 minutes.

De fait et compte tenu de l’éloignement géographique aussi, on sait très peu de choses de M. Ramos, sans lien de parenté bien sûr avec le capitaine du Real et de la Roya. Né à Culiacán (800000 habitants), une ville située dans la province de Sinaloa, à 1000 km au nord-ouest de Mexico, M. Ramos a fait de sa vocation son métier puisqu’il est professionnel dans la Ligue de son pays la plus élevée depuis 2011.

Il a déjà arbitré Neymar et Marcelo

Nommé arbitre FIFA en 2014, il sifflera à Rostov son premier match de Coupe du monde. Cela ne l’empêche pas de posséder déjà une expérience internationale qu’il a pu acquérir lors de la Gold Cup - l’équivalent pour l’Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes de l’Euro - ainsi que lors du tournoi des JO d’été 2016 à Rio qui avait vu le sacre du Brésil de Neymar. En décembre dernier, on l’avait également retrouvé dans le rond central lors de la finale du championnats du monde des clubs qui avait opposé à Abou Dhabi le Real Madrid de Marcelo et Casemiro aux Brésiliens de Gremio Porto Alegre. Le Real l’avait emporté 1-0 grâce à Ronaldo.

Sept mois plus tard, M. Ramos, qui appartient physiquement à la catégorie des poids légers (1m76 pour 64 kg), sera tout à l’heure au centre de l’arène. Alors qu'il est connu pour chercher le dialogue avec les joueurs chaque fois qu'il le peut, l’homme est paradoxalement réputé pour avoir le carton facile au point d’en jouer parfois exagérément. C’est d'ailleurs aussi ce que suggèrent ses statistiques puisque qu’en 185 matches toutes compétitions confondues (soit depuis le début de sa carrière). M. Ramos a répété 813 fois le geste de sortir son carton jaune, ce qui donne une moyenne assez élevée de 4,3 avertissements par rencontre. Durant le même laps de temps, il aussi expulsé 37 joueurs, soit un palmarès relativement modeste dans le cas d’espèce, et sifflé 46 penalties.

Cela ne préfigurera certes rien, en théorie du moins, de ce qui pourrait se passer dans quelques heures. Mais peut déjà constituer à tout le moins un signe, une tendance. A confirmer ou non à partir de 20h...

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