TEST - Un routeur wi-fi simple et abordable
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TESTUn routeur wi-fi simple et abordable

On a mis à l’épreuve le nouveau Huawei WIFI AX3. Un voyage presque sans histoire.

par
Jean-Charles Canet
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Un routeur wi-fi se cache sur cette étagère. Sauras-tu, ami lecteur, le retrouver?

Un routeur wi-fi se cache sur cette étagère. Sauras-tu, ami lecteur, le retrouver?

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Le Huawei WIFI AX3.

Le Huawei WIFI AX3.

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Une autre place potentielle pour le routeur.

Une autre place potentielle pour le routeur.

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Si les routeurs wi-fi prolifèrent, il y a une raison. Ces appareils qui se greffent au matériel fourni par votre fournisseur d’accès à internet (réseau câblé, ADSL ou via la fibre) sont supposés palier aux performances souvent jugées médiocres du routeur de base en matière de wi-fi; de sa portée en particulier. Autrement dit, si vous êtes satisfaits de votre installation actuelle, la question ne se pose pas.

En revanche, si vous constatez que vos téléchargements se traînent, que votre série préférée se fige de manière répétée ou que votre chéri(e) perturbe votre «battle royale» en ligne juste en consultant la vidéo qui fait rire la bouche sur son smartphone ou tablette, envisager d’appliquer ce qui est loin d’être un emplâtre sur une jambe de bois relève du bon sens.

Sur le papier

C’est dans ce contexte que se place le Huawei WIFI AX3, que nous avons pu tester en conditions réelles. Sur le papier, ce routeur wi-fi a quelques arguments. Nouveau venu, il intègre les dernières avancées en date, en particulier la norme wi-fi 6. Le fabricant chinois promet ainsi un débit pouvant aller jusqu’à 3000 Mbps (mégabits par seconde) et la connexion simultanée de 128 appareils. Voilà qui laisse une grosse marge.

JChC

Premiers pas

L’AX3 a pour lui d’être un appareil compact, léger et aux lignes raffinées. Ses quatre antennes doivent être dressées à la verticale mais ne piquent pas trop les yeux. Reste à lui trouver une petite place à côté de la box du fournisseur d’accès (ils doivent être reliés par un câble RJ 45 fourni).

Pour éviter de se mélanger les pinceaux, nous avons d’abord désactivé le wi-fi sur la box d’origine, mais cela reste une opération facultative. On branche, la diode du routeur passe au rouge. Sur notre smartphone ou sur PC, on trouve la trace d’un nouveau réseau wi-fi Huawei. Une fois relié à ce réseau d’usine, dépourvu de mot de passe, on a tapé sur notre navigateur internet l’adresse qui permet d’accéder à la configuration initiale (192.168.3.1 en l’occurrence). Baptême du wi-fi avec un petit nom qui va bien, création du mot de passe et création d’un mot de passe administrateur (tous deux biens notés à part, cela va sans dire)… la diode passe au vert.

Pas de bâton dans les roues

Cette opération initiale fait toujours un peu peur, particulièrement si on est un néophyte. Reconnaissons cependant que Huawei ne nous met pas de bâton dans les roues. Sur ordinateur, les instructions sont traduites en français et restent simples et claires. Tout a fonctionné du premier coup, sans contrariétés.

Petits détails

Et c’est tant mieux, car nous avons d’abord tenté d’effectuer cette phase préliminaire en passant par une application pour smartphone conseillée par Huawei… Pour constater que, sur iOS (iPhone), ce nouvel appareil AX3 ne figurait pas encore dans la liste de ceux gérés par elle. Sur Android, le routeur y figure et a été détecté immédiatement. Mais cela n’en reste pas moins ballot.

Vient ensuite la phase, qui peut être fastidieuse, de coupler tous les objets qui font usage du wi-fi à domicile. Smartphone, tablette, console de jeu, téléviseur, etc. Nous l’avons évitée facilement en dupliquant le nom et le mot de passe exact de notre ancien réseau sans fil. Là encore, sans soucis.

Voilà c’est tout, ou presque. Nous sommes ensuite revenus dans l’interface de configuration pour activer la fonction UPnP (Universal Plug and Play) qui est désactivée par défaut. Utile pour les utilisateurs de consoles de jeu. Et là, contrairement à un précédent routeur 5G testé aussi dernièrement, cette petite manipulation a été payée de succès.

Test sur le lieu du crime

Passons maintenant au test final. Il faut savoir que le lieu de notre labo artisanal est une petite maison en hauteur (3 étages, 90 mètres carrés en tout), que le routeur sans fil est posté au dernier étage et que l’abonnement internet (via le câble) est plafonné à une vitesse de 1000 Mbps en descente. Dans cette pièce, les performances du wi-fi se sont révélées amples: plus 630 Mbps à la descente et une centaine à la montée. Un étage plus bas, le wi-fi arrosait encore à plus de 240 Mbps.

Au rez, l’endroit le plus éloigné, les vitesses tournaient grosso modo autour des 80-100 Mbs en montée et en descente. Tout cela fluctue un peu en fonction de l’endroit de la mesure, de l’heure voire du jour mais, compte tenu d’expériences passées, cela correspond à nos attentes.

Reste encore à surveiller les performances du réseau sur la durée; sa stabilité et son éventuel point de saturation lorsque tout le ménage se prend à utiliser ses «smart devices» en simultané mais, jusqu’ici, nous n’avons constaté aucune faiblesse. En particulier lors des soirées films/séries engagées via les divers services de streaming vidéo ayant vue sur la Suisse.

L’argument du prix

Si nous voulions absolument améliorer les résultats bruts obtenus, il serait envisageable d’opter pour un système dit «mesh» composé deux ou trois modules maillés (avec création d’un pont prioritaire entre les émetteurs/récepteurs). Cette solution adaptée pour les grandes surfaces a prouvé son efficacité mais a cependant l’inconvénient d’être onéreuse (plusieurs centaines de francs).

Dans ce registre, le WIFI AX3 a le grand avantage d’être proposé en Suisse à un prix qui oscille autour des 100 francs ce qui ne manquera pas de faire réfléchir ceux qui ne vivent pas dans un douze pièces.

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