Suisse: Un secrétaire communal viré pour racisme
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SuisseUn secrétaire communal viré pour racisme

Déjà épinglé pour des propos racistes, le secrétaire communal de la bourgade de Boswil (AG) a été renvoyé pour avoir entravé les demandes de naturalisation.

L'homme âgé de 47 ans avait suscité de nombreuses critiques en publiant il y a peu de temps des propos racistes sur Facebook.

L'homme âgé de 47 ans avait suscité de nombreuses critiques en publiant il y a peu de temps des propos racistes sur Facebook.

Blick

Les autorités de Boswil (AG) ont décidé de renvoyer avec effet immédiat leur secrétaire communal. Accusé de racisme, ce dernier avait laissé traîner des demandes de naturalisation.

Plusieurs demandes sont restées en suspens en raison d'une «décision erronée en ce qui concerne les priorités», a annoncé vendredi l'exécutif communal, confirmant une information du Blick.

Au vu de la situation, le secrétaire a dû rendre son tablier immédiatement. L'exécutif promet de donner la priorité au traitement des demandes de naturalisation et s'excuse auprès des personnes concernées pour les dossiers en retard.

Dossiers pas transmis

Le Blick cite le cas d'un couple et leur fils. A la fin 2015, l'assemblée communale avait accordé la citoyenneté à cette famille. Les documents n'ont toutefois jamais été envoyés aux autorités cantonales et fédérales. Selon le Blick, cinq autres personnes habitant Boswil, commune de 2800 âmes, attendent leur passeport à croix blanche.

L'homme âgé de 47 ans avait suscité de nombreuses critiques en publiant, en décembre, des propos racistes sur Facebook. Il déclarait qu'il faut fusiller l'auteur présumé d'un viol à Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne.

Il avait aussi assimilé la traversée de la Méditerranée par des réfugiés à une «excursion en bateau». Il avait enfin appelé à expulser avec des coups les étrangers criminels. Le PS de Boswil a alors porté plainte.

Le secrétaire s'était ensuite excusé pour ces commentaires, ce qui n'avait pas empêché sa suspension immédiate par le conseil communal, qui jugeait intolérables ces propos «irréfléchis et méprisants».

Procédure classée

Le Ministère public argovien vient de décider de classer la procédure pénale à l'encontre du secrétaire. Il a conclu que ses déclarations ne constituent pas une infraction pénale. Le ministère précisait que sa tâche est d'examiner si les propos sont punissables et non s'ils sont acceptables éthiquement et moralement.

(ats)

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