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StarissimeUn soir, en attendant Pete Doherty…

Le leader des Babyshambles est peintre à ses heures: il expose ces jours, près de Genève.

par
Anne-Catherine Renaud

Adepte du flou artistique, Pete Doherty n'a pas failli à sa réputation d'Arlésienne. Attendu à Conches (GE) jeudi après-midi pour le vernissage de son exposition intitulée «Flags from the Old Regime», il a éconduit la centaine de privilégiés qui l'ont attendu, un verre à la main jusque tard dans la nuit. Qu'importe! Ses toiles – une quarantaine d'œuvres, réalisées entre 2007 et septembre 2013 – parlent pour lui. Très autobiographiques, elles interrogent son identité, évoquent la menace du dealer, l'univers christique avec des croix, collées ou décalquées, des femmes esquissées, l'alcool, les joints, et ses idoles, telle Marilyn et Amy Winehouse.

L'ADN pour fil rouge

A 34 ans, le créateur impulsif a payé de sa personne pour exprimer une certaine souffrance morbide. Il s'est servi de son propre sang pour peindre ses premières œuvres, réunies dans la période «On Blood». L'une d'elles, «In for a penny, in for a pound», représente l'artiste de dos face à son public. Son ami, le photographe Paul Roundhill, présent au vernissage, nous glisse: «Je me souviens de la seringue, de l'aiguille, puis du jet de sang.» On en frémit de dégoût et de fascination…

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